Commençons par le gaz. Depuis le 1er juillet 2023, il n’existe plus de tarif réglementé : chaque fournisseur fixe ses prix librement. Et pour aider les consommateurs à s’y retrouver, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publie chaque mois un prix de référence, appelé prix repère de vente du gaz. Ce n’est pas une offre à laquelle on peut souscrire, mais un baromètre, et celui-ci va enregistrer une hausse de 7,4 % au 1er juillet, passant de 152,86 à 164,21 euros par mégawattheure.
Qui va être touché ? Environ 60 % des abonnés résidentiels au gaz ont souscrit un contrat à prix variable, c’est-à-dire indexé sur ce prix repère. Ils débourseront environ 2,7 euros de plus par mois en juillet. À noter que, mises bout à bout depuis janvier, les hausses successives représentent désormais une dizaine d’euros mensuels supplémentaires sur la facture de gaz.
Les 40 % restants, ceux qui ont opté pour un contrat à prix fixe, ne seront pas totalement épargnés pour autant, bien que la hausse sera moins abrupte. Car la part dite d’acheminement, qui correspond au coût du transport du gaz jusqu’au domicile, va croître pour tous les abonnés sans exception.

L’eau et l’électricité aussi
Du côté de l’électricité, la hausse sera plus modeste mais elle va aussi concerner l’ensemble des consommateurs. Le tarif d’acheminement va progresser de 3 % au 1er juillet, ce qui se traduira par une augmentation d’1 à 2 euros mensuels selon le niveau de consommation du foyer.
Le coût de l’eau va aussi grimper, pas en raison de la guerre en Iran, mais d’une nouvelle directive européenne, dite DRE 2, qui impose des standards plus stricts de traitement de l’eau potable et des eaux usées. Selon une étude conjointe de la Banque Postale des intercommunalités et de la banque publique de développement Siel, les tarifs devraient augmenter d’au moins 3,5 à 6 % par an pour financer ces mises aux normes.

Contexte explosif
Les Français subissent déjà, depuis plusieurs semaines, une série de hausses sur les produits du quotidien. La fermeture d’Ormuz a mis sous pression toute la chaîne pétrochimique mondiale : le naphta, matière première de 90 % des objets qui nous entourent, transite en grande partie par ce détroit. Résultat, les prix ont augmenté sur les œufs, la charcuterie, les emballages plastiques et les médicaments. Des hausses qui, pour certaines, atteignent 10 % voire davantage.
C’est donc le budget des ménages dans sa globalité qui se retrouve sous tension, alors que le pouvoir d’achat des Français continue de dégringoler.
- Dès le 1er juillet, les factures de gaz vont augmenter de 7,4 % pour les contrats indexés, et les contrats à prix fixe ne sont pas totalement épargnés.
- L’électricité et l’eau suivent la même tendance, avec respectivement +3 % sur le tarif d’acheminement et +3,5 à 6 % par an attendus sur les tarifs.
- Ces augmentations s’ajoutent à celles déjà observées sur les produits du quotidien.
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