Giroptic : Clap de fin pour la startup française à 360°

La fin d’une aventure pour Giroptic, la startup lilloise créée en 2008 qui employait 45 personnes. La faute à quelques déboires et un contrat non abouti qui n’assurait pas la pérennité de l’entreprise.

Vous vous en souvenez peut-être, Presse-Citron avait testé la caméra 360° Giroptic il y a un peu moins d’un an.

Aujourd’hui la situation du constructeur lillois est diamétralement opposée à celle qui était la sienne l’année dernière. Et pour cause, Richard Ollier, fondateur et PDG de Giroptic a annoncé ce lundi 5 mars la liquidation de sa société sur son site internet.

Le décollage de Giroptic

Créée en 2008 la jeune pousse cherchait à investir le marché de l’immobilier ainsi que celui du tourisme. Elle a finalement voulu toucher un plus grand public en s’ouvrant à tous après plusieurs années de recherche. Elle employait 45 personnes.

Il explique dans son annonce les débuts de Giroptic, son envie d’innover en matière de prises de vues en  « apportant la prise de vue à 360° à tout le monde » mais aussi ses craintes quant à la réussite du produit « je savais que cette aventure ne serait pas facile, tout devait être réinventé. […] Vous ne visualisez pas une image 360° comme vous le faites avec une image normale. »

Rappelons que la marque avait franchi un vrai cap il y a un an. Le concept était déjà séduisant, la campagne qu’ils avaient mené sur la plateforme de crowdfunding Kickstarter avait largement dépassé son objectif de financement en générant 1,4 millions de dollars.

Mais, le véritable élément déclencheur c’est le coup de pouce de Facebook qui avait propulsé la société de Richard Ollier dans une autre dimension. L’année dernière, à l’occasion de sa conférence F8, Mark Zuckerberg avait acheté 4 400 de ces caméras HD pour les offrir aux participants. Le résultat, un énorme coup de pub pour le fabricant.

Puis le crash

« L’année dernière, nous avons expédié 20 000 caméras dans le monde entier. Malheureusement, dans un marché naissant, ce n’était pas suffisant pour bâtir une entreprise durable dans le temps. Depuis 8 mois, nous essayons de trouver un nouveau foyer pour notre technologie. » Hormis cette première explication, le PDG de Giroptic explique qu’un géant asiatique de la téléphonie lui aurait fait faux-bond quelques jours avant de conclure un contrat. 

« Nous étions sur le point de conclure une entente avec un important fabricant de smartphones, ce qui nous aurait permis d’élargir et de déployer notre vision. Malheureusement, ce n’est pas arrivé à la dernière minute. »

Au final c’est 45 personnes qui se retrouvent au chômage et près de 4 000 contributeurs peuvent dire adieu au projet.


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