Jadis fleuron de l’industrie du jeu vidéo, Ubisoft enchaîne les déconvenues. Dernier coup dur en date : l’annonce du report d’Assassin’s Creed Shadows, initialement prévu pour novembre 2024, au 14 février 2025. Cette nouvelle a provoqué un séisme boursier, l’action Ubisoft chutant de près de 20% dans la foulée de cette annonce.
Ce report s’inscrit dans une série noire pour l’éditeur français. Les ventes décevantes d’Avatar: Frontiers of Pandora, de Prince of Persia: The Lost Crown, et plus récemment de Star Wars: Outlaws, ont miné la confiance des investisseurs. Malgré la puissance de la licence Star Wars, le titre développé par le studio réputé Massive n’a pas convaincu, réalisant un démarrage considéré comme mauvais en interne.
La Deutsche Bank a d’ailleurs jeté l’éponge : la banque allemande ne conseille plus l’achat d’actions Ubisoft et signale un abaissement des perspectives “plus important qu’anticipé”. Un signal alarmant pour l’entreprise qui, en l’espace de six ans, a vu son action passer de 95 euros à moins de 10 euros.
Modèle de développement remis en question
Au-delà des ventes décevantes, c’est tout le modèle Ubisoft qui est aujourd’hui pointé du doigt. La formule du monde ouvert avec de nombreux points d’intérêt, que l’éditeur a popularisée au début des années 2010, ne semble plus convaincre. Les joueurs expriment leur lassitude face à des jeux jugés interchangeables.
Cette stagnation créative contraste avec l’évolution du marché. Les concurrents d’Ubisoft ont su dépasser le modèle des superproductions, proposant des expériences plus variées et innovantes. Loin de révolutionner le jeu vidéo, les autres éditeurs ont le mérite de tenter autre chose, quitte, parfois, à se casser les dents.
Cette absence de prise de risques est sévèrement punie par les joueurs. En effet, les jeux vidéo coûtent aujourd’hui leur pesant d’or. Les gamers se montrent donc plus prudents avant de se délestrer de près de 100 euros pour un jeu.
Tensions sociales et menace de rachat

Les difficultés financières d’Ubisoft s’accompagnent d’importantes tensions sociales. Le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo (STJV) a récemment appelé à la grève, dénonçant un ordre de retour au bureau jugé injustifié et des négociations salariales insatisfaisantes.
Le syndicat pointe du doigt une direction “sourde aux propositions des différents représentants du personnel” et exige un accord formel sur le travail à distance, le rétablissement de la participation aux bénéfices à hauteur de 60%, la fin de l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes et une augmentation plus importante des bas salaires.
Ces revendications interviennent dans un contexte où Ubisoft, avec plus de 21 000 employés à travers le monde, fait face à des défis de gestion considérables. La structure tentaculaire de l’entreprise, qui fait travailler ses multiples studios sur un même projet, est aujourd’hui remise en question.
Ubisoft racheté ?
Face à ces difficultés, la question d’un éventuel rachat d’Ubisoft refait surface. “La question n’est pas de savoir si on va être racheté, mais quand,” ironise un cadre de l’entreprise. L’éditeur a déjà fait face à plusieurs menaces de rachats hostiles ces dernières années, notamment de la part d’Electronic Arts en 2008 et de Vivendi en 2018.
Pour se protéger, Ubisoft a cédé une partie de ses parts au géant chinois Tencent en 2018, dans le cadre d’un investissement de 300 millions de dollars. Cet accord protège temporairement Ubisoft d’un rachat surprise, Tencent ne pouvant ni vendre ses parts pendant cinq ans, ni en racheter d’autres pendant huit ans.
Mais cette sécurité n’est que temporaire et la vulnérabilité d’Ubisoft sur le marché boursier pourrait attirer de nouveaux prédateurs à l’avenir.
Des polémiques qui fragilisent l’image de marque

Aux déconvenues financières s’ajoutent des polémiques qui entachent l’image d’Ubisoft. L’entreprise fait face à des critiques concernant ses efforts d’inclusivité, notamment autour d’Assassin’s Creed Shadows. Le choix d’un héros noir, un samouraï basé sur un personnage historique, a suscité des réactions négatives d’une frange conservatrice des joueurs.
Yves Guillemot, le PDG d’Ubisoft, a dû réagir publiquement : “Je tiens à réaffirmer que nous sommes avant tout une entreprise de divertissement, créant des jeux pour l’audience la plus large possible, et notre objectif n’est pas de promouvoir un agenda particulier.” Ces controverses, qu’elles soient justifiées ou non, pèsent sur la réputation d’Ubisoft et compliquent sa communication autour de ses jeux.
Face à cette accumulation de difficultés, Ubisoft tente de réagir. L’entreprise a revu ses objectifs financiers à la baisse pour l’exercice 2024-2025, annonçant un chiffre d’affaires net d’environ 1,95 milliard d’euros, ainsi qu’un résultat d’exploitation et un flux de trésorerie disponible à l’équilibre.
“Nos performances au deuxième trimestre n’ont pas été à la hauteur de nos attentes, ce qui nous a incités à y remédier rapidement et fermement, en nous concentrant encore plus sur une approche centrée sur le joueur et le gameplay.” a reconnu Yves Guillemot.
Assassin’s Creed Shadows : un avant et un après ?
La stratégie d’Ubisoft pour l’avenir se concentre sur les aventures en monde ouvert et les expériences natives GaaS (Games as a Service) pour stimuler la croissance à long terme et le flux de trésorerie disponible. L’entreprise mise également sur le peaufinage d’Assassin’s Creed Shadows pour en faire “la plus grande entrée de la franchise”.
Malgré ces efforts, l’avenir d’Ubisoft reste incertain. L’entreprise doit relever de nombreux défis : renouveler sa formule de jeu, gérer ses ressources humaines de manière plus efficace, restaurer la confiance des investisseurs et des joueurs. Tout un programme.
Le lancement d’Assassin’s Creed Shadows en février 2025 sera scruté par tous. En interne, il se murmure déjà qu’il y aura un “avant et un après” Shadows. La pression est donc énorme.
- Ubisoft fait face à une série d’échecs commerciaux et à une chute de sa valeur boursière, passant de 95 euros l’action en 2018 à moins de 10 euros aujourd’hui.
- L’entreprise est confrontée à des tensions sociales internes, avec des appels à la grève et des revendications portant sur le télétravail et les salaires.
- Face à ces défis, Ubisoft tente de se réinventer en se concentrant sur une approche centrée sur le joueur, mais son avenir en tant qu’éditeur indépendant reste incertain.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
J’ai arrêté a AC black flag et j’en suis bien content, les daubes d’après sont du copié collé sans effort dans un nouveau thème. Y’a un moment ou même les plus fidèles en ont marre qu’ont leur servent du réchauffé et donc c’est l’hécatombe. Innovez, faites des trucs! The lost crown est bien mais arrive beaucoup trop tard! Votre jeu de pirate a l’air catastrophique et sort beaucoup trop tard. BGE c’est quand vous voulez les gars mdr… Vos jeux sortent bugués depuis des dizaines d’années, mal fini et regardez le prix des jeux aussi WTF!!! Je souscrirais pas a votre merde d’abonnement et je mettrais pas plus de 60euro dans un jeu tout juste sorti, a trop prendre les gens pour des cons, vous récoltez ce que vous semez. Mérité. Cela fait longtemps qu’Ubi n’est pas dans ma liste de studio prestigieux.
Des jeux tout pourris a 80 euro, ca fait refléchir et il ne faut pas s’étonner que ca ne se vende pas
Il faut faire tout tomber Ubisoft et ces salariés woke, j’espère qu’ils trouverons pas de jobs ailleurs pour pourrir d’autre entreprise de jeux vidéo.
Comme si on en avait quelque chose à foutre de tes chouinerie !
Les woke et les antiwoke sont les mêmes : à se plaindre et à croire que le monde tourne autour de leur préoccupation !
Si les jeux d’Ubisoft avait été bon et moins buggé, ils se seraient vendu! Point
Et personne ne t’oblige à acheter leur jeu ! Donc passe ton chemin et arrête de chialer comme un petit boutoneux victimaire !
La polémique autour de star wars est en plus complètement stupide : La license est pressé lessivé par Disney qui en fait n’importe quoi et le seul truc que vous trouvez à dire , c’est que le personnage feminin n’est pas à votre gout ?
Vas te masturber sur pornhub et apprend ce qu’est le wokisme Glandu ! Vous êtes vraiment des cancer de la communauté du jeu vidéo
j’applaudis ce commentaire de Ferreta