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Fintech

Qui est Guillaume Pousaz, le plus riche milliardaire de la Tech en Europe

Sa fortune, il la détient de ses parts dans sa fintech, valorisée 40 milliards de dollars à Londres.

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Guillaume Pousaz Checkout fintech
© Checkout.com / Presse-citron

Étudiant suisse, puis surfeur en Californie, maintenant entrepreneur à Londres et résident à Dubaï, Guillaume Pousaz a connu un parcours atypique qui ne l’a pas empêché de devenir le milliardaire le plus riche d’Europe, sur le secteur de la tech. L’entreprise qu’il a fondée s’appelle Checkout.com, et son nom n’en finit plus d’attirer les investisseurs. Ce début d’année, elle vient de boucler une levée de fonds d’un milliard de dollars, passant d’une valorisation de 15 milliards de dollars début 2021 à 40 milliards un an plus tard.

Pour pouvoir monter sur le podium, Guillaume Pousaz, 40 ans, a privilégié la patience. En sept ans, pour le développement de sa fintech spécialisée dans les solutions de paiement numérique, il a refusé toute aide extérieure de la part des investisseurs. Ouvrant les vannes ces derniers mois, il reste propriétaire des deux tiers de la société. Une part impressionnante et qui a stupéfait jusqu’aux analyses de chez Forbes, qui estimaient la richesse de Guillaume Pousaz à 9 milliards de dollars. Elle en est aujourd’hui calculée à 23 milliards, bien que les équipes de Checkout.com refusent toute précision sur la situation de leur fondateur.

“Comme MasterCard, Visa ou Alipay”

De tous les horizons concernés par la fintech, celui du paiement s’est rapidement érigé en principal domaine d’intérêt pour les investisseurs et Checkout n’est pas le seul acteur à connaître une croissance folle soutenue par des levées de fonds de grande ampleur. Aux États-Unis et aux Pays-Bas, deux fintech font parler d’elles (et de leurs fondateurs) dans le monde entier. Stripe, avec les frères Collison, ainsi qu’Adyen avec son groupe d’entrepreneurs comprenant Pieter van der Does et Arnout Schuijff. Tous sont rapidement devenus milliardaires.

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Dans une interview accordée à La Tribune, en janvier 2021, Guillaume Pousaz expliquait pourquoi Checkout faisait autant sensation auprès des professionnels du paysage fintech. “Notre choix de départ a été de créer notre propre infrastructure de paiement, qui permet à nos clients commerçants de se connecter directement sur les réseaux de paiement, comme MasterCard, Visa ou Alipay, sans intermédiaire et partout dans le monde”, expliquait-il.

Le carnet de clients de Checkout est honorable. On y trouve Netflix, Farfetch, Sony mais aussi d’autres fintech telles que Klarna et Revolut et des acteurs de la cryptographie comme Crypto.com et le gigantesque Coinbase. Avec son nouveau milliard de dollars d’argent frais, la société s’attend à une augmentation des efforts aux États-Unis. Sur place, elle y possède déjà des locaux à San Francisco. Si 600 de ses employés sont situés à Londres, elle compte augmenter ses capacités sur le Nouveau continent. En tout, Checkout.com revendique déjà 1900 salariés.

Quant à l’avenir du côté des produits, Guillaume Pousaz rappelait il y a douze mois qu’il comptait avec Checkout devenir “une banque du futur pour les acteurs en ligne. Nous pensons que les commerçants 100 % en ligne n’ont pas les mêmes interactions avec une banque qu’un marchand traditionnel. Et Checkout.com a clairement vocation à devenir la banque des commerçants digital native car nous sommes idéalement positionnés pour leur proposer d’autres services financiers, avec des économies d’échelle très importantes au regard des volumes traités”, ajoutait-il.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. jacswr

    15 janvier 2022 à 9 h 03 min

    Il “l’a” détient, vous êtes sûr ?

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