Le 21 juillet 1969 Neil Armstrong et Buzz Aldrin sont les premiers hommes à poser un pied sur la Lune. Plus de 50 ans après, la NASA ambitionne toujours d’aller sur la Lune. Avec le programme Artemis, qui devrait connaître son apogée en 2026, l’agence spatiale américaine veut s’installer durablement sur notre satellite.
Dans son dernier calendrier, la NASA table sur “2040” pour voir les premiers américains dans des “maisons lunaires”. Il est ici question d’astronautes, et non de simples habitants, des colons d’une nouvelle époque. L’agence spatiale américaine espère, dans les années qui suivront que d’autres “subdivisions” (avec des civils) se créeront sur la Lune puis Mars.
Dans un rapport, sept scientifiques de la NASA assurent qu’il sera possible de construire des maisons lunaires tout à fait habitables en 2040. Selon eux, l’agence spatiale américaine est dans les temps pour remplir cet objectif, elle qui doit poser une première mission habitée en 2026.
L’impression 3D : l’élément clé
Construire des maisons sur la Lune ne sera cependant pas une chose facile. Pour se rendre la tâche plus simple, la NASA compte utiliser des imprimantes 3D spécialement conçues pour l’occasion. En utilisant des éclats de roches lunaire ainsi que des grandes quantités de poussière (présente en abondance à la surface de la Lune), ces imprimantes d’un nouveau genre devrait être capable de faire couler du “béton lunaire”.
En utilisant la technologie des couches additives, il serait alors possible de construire plusieurs habitations. L’architecture de ces dernières a été confiée à des universités et des entreprises privées par le biais d’un concours, Olympus. Une des présentations retenues pour l’heure est visible en une de cet article.
L’entreprise ICON, spécialisée dans la construction, est un atout de la NASA dans cet ambitieux projet de maisons lunaires. La société a reçu en 2020 un premier financement de plusieurs dizaines de millions de dollars. Un deuxième chèque est arrivé en 2022.
Le montant total des investissements dépasse aujourd’hui les 60 millions de dollars. De son côté ICON assure mettre au point une vraie “ville lunaire” avec des habitations mais aussi des pas de tir pour fusées constructibles sur place en utilisant du béton lunaire et des imprimantes 3D.
La poussière lunaire : l’ennemi indispensable
Raymond Clinton Jr est le directeur adjoint du bureau des sciences et de la technologie du Marshall Space Flight Center de la NASA à Huntsville, en Alabama. Il a été l’un des premiers, il y a quatre ans, à réfléchir à la conception de maisons, de routes et de plateformes pour fusées sur la Lune.
Rapidement il comprend que la poussière lunaire est un élément essentiel à la construction sur la Lune, mais aussi l’un des plus gros problèmes. La poussière n’est en effet pas “pure”. Elle est remplie de déchets comme des micrométéorites. Mais pire encore, la poussière lunaire est très abrasive. Elle peut couper comme le verre. Si une personne vient à en inhaler, ses poumons vont littéralement se déchirer.
D’un autre côté la poussière lunaire est un super élément pour la conception d’habitation lunaires. Légère, maniable, elle pourrait parfaitement servir de base au béton lunaire. Pour entraîner ses imprimantes 3D l’entreprise ICON utilise un produit synthétique proche de cette poussière lunaire, le Lavacrete.
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Mais quel est l’intérêt d’habiter sur la lune ? Ses riants paysages ? Son climat Idéal ? La richesse culturelle de ses habitants ?