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Inquiétant : ce satellite espion ultra-avancé peut cibler n’importe qui

La startup américaine Albedo Space développe des satellites d’un nouveau genre. Destinés à être placés en orbite basse, ils seront capable de capturer des images précises d’humains au sol qui ne se doutent de rien.

Des satellites militaires étaient déjà capables d’imager assez précisément des zones de guerre, pour en tirer un avantage tactique. Or, la startup américaine Albedo Space compte permettre aux États-Unis d’aller encore plus loin – avec des satellites en orbite basse (100 miles ou environ 160 km d’altitude), capables d’imager précisément des humains individuels au sol ce qui serait une première.

Pour l’heure, pas question d’intégrer directement un système de reconnaissance faciale, qui permettrait directement avec cette solution de suivre de façon automatisée des cibles assure Albedo Space. Mais à en croire les révélations du New York Times, les images promettent d’être suffisamment précises pour soulever des questions majeures autour de la surveillance de masse et de la protection de la vie privée. Il serait, de ce que l’on comprend, possible de reconnaître des individus sur les images.

Ces satellites capables d’imager des humains individuels sont-ils vraiment une bonne idée ?

Le journal précise que de multiples contrats ont déjà été noués avec le département de la Défense – ce à quoi il faut ajouter une dotation de 100 millions de dollars pour aider au développement de ces technologies. La firme semble reconnaître les dangers de son satellite pour la vie privée, particulièrement depuis qu’un post de février 2021 sur le forum de Hacker News sur son développement a attiré l’attention de nombreux défenseurs des libertés en ligne.

Toutefois, à en croire nos confrères de Futurism, la firme se retranche derrière le potentiel d’un tel outil pour “sauver des vies”. Quoi qu’il en soit, un calendrier est déjà fixé avec le premier lancement de satellite en 2025. À terme, Albedo Space vise une constellation d’une vingtaine de satellites, qui permettrait ainsi à ses clients (a priori exclusivement des agences gouvernementales américaines) de procéder à une surveillance continue.

En soi, le problème posé par une telle technologie recouvre plusieurs dimensions. D’abord, il crée un appel d’air – une incitation pour d’autres puissances technologiques à pratiquer le même type de surveillance, au niveau local, mais aussi sans doute au niveau mondial. Ce qui peut susciter de nouvelles tensions, ou accentuer des tensions existantes.

On se souvient par exemple du scandale des ballons atmosphériques chinois repérés au-dessus des États-Unis. Mais il y a aussi de vrais risques pour les systèmes démocratiques, en particulier dans une période de tentation populiste – ce type de technologie pourrait en effet faciliter un basculement vers une société d’hypersurveillance, plus autoritaire, où toute dissidence deviendrait plus difficile.

Surtout si à moyen long terme l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale s’invitent dans ce qui ressemblera alors à un système capable de tout voir, tout suivre et espionner n’importe qui sur demande et de façon automatisée.

  • Albedo Space développe un satellite capable de capturer des images précises d’individus au sol.
  • Une technologie que d’aucuns qualifierait de dystopique… mais qui semble avoir déjà séduit le département de la Défense américain.
  • Le premier lancement est programmé en 2025 – à terme, la startup vise une constellation d’une vingtaine de satellites.

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2 commentaires
2 commentaires
  1. “L’œil était dans la tombe et regardait Caïn”. En l’espèce, dans le ciel et nous regardera, nous regarde tous.
    Il s’agira peut-être de se balader qu’une fois grimé dans un monde doté d’instituts spécialisés : “Vous ne serez plus le même en sortant de chez nous”.

    “- Mais vous êtes qui, monsieur ? – Viens par ici, on peut nous voir – Mais qui donc ? il n’y a personne ici – L’œil, celui en orbite . C”est moi, dit-il en se débarrassant de son faux masque façon Mission:Impossible”

    Enclencher un son fort façon radio pour masquer une conversation dans un lieu truffé de micros, et, demain, ne plus s’embrasser en public que sous un parapluie, ce qui par beau temps interloquera ; peut-être alors le retour des ombrelles en vogue à la belle époque, dans une époque qui le sera peut-être bien moins.

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