La planète GJ 3470b est une exoplanète gazeuse surchauffée qui perd son atmosphère à une vitesse jamais observée jusqu’à présent. On pourrait la comparer à une Neptune chaude qui s’évapore.
Une exoplanète de type Neptune chaude
Grâce au télescope Hubble, les astrophysiciens découvrent régulièrement de nouvelles planètes situées en dehors de notre système solaire et baptisées exoplanètes. L’idée de trouver une planète pouvant potentiellement abriter une forme de vie est bien-sûr le but ultime mais le télescope détecte aussi souvent des exoplanètes aux caractéristiques étonnantes. C’est le cas de la planète GJ 3470b. Cette géante gazeuse perd son atmosphère à une vitesse record. Les gaz surchauffés s’évaporant et quittant l’exoplanète car la masse de la celle-ci est insuffisante pour les retenir.
https://twitter.com/NASA/status/1073768864943693825
Pour comprendre ce qu’est la planète GJ 3470b, il faut savoir tout d’abord qu’il s’agit d’une exoplanète géante gazeuse, à l’image de Neptune dans notre système solaire. A la différence, cette planète est bien plus proche de son étoile que ne l’est Neptune de notre soleil et cela joue énormément sur sa température. Au lieu d’être froide comme Neptune, qui est à environ – 200 degrés, cette géante gazeuse est très chaude et dépasse les 900 degrés.
Cette chaleur extrême a un effet particulièrement notable sur cette exoplanète puisque celle-ci perd littéralement de sa masse par évaporation. GJ 3470b est donc une géante gazeuse chaude qui s’évapore. La perte de masse par évaporation de cette “Neptune chaude” est extrêmement rapide et atteint même des records jamais enregistrés auparavant.
Exoplanète GJ 3470b : un cas rare mais pas isolé
Selon les astrophysiciens, cette exoplanète aurait déjà perdu un tiers de sa masse depuis sa naissance. Cependant, sa vitesse d’évaporation est telle que les scientifiques pensent que la moitié de la planète devrait avoir disparu en quelques milliards d’années. Les échelles de temps géologiques sont bien plus grandes que les échelles humaines.
Selon les chercheurs du CNRS de l’Institut d’astrophysique de Paris et du Groupe de spectrométrie moléculaire et atmosphérique qui ont découvert cette exoplanète, il s’agit d’un cas rare d’observation de géante gazeuse chaude. Les experts expliquent que les géantes gazeuses sont assez communes dans l’Univers mais que les géantes gazeuses chaudes sont rares ou alors se forment et disparaissent rapidement.
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