C’est confirmé, Donald Trump sera bien de retour à la Maison-Blanche en janvier prochain. Sa victoire entraîne d’importants changements dans le monde de la Tech, et notamment de l’intelligence artificielle. L’occasion pour nous de voir ce qui pourrait évoluer aux États-Unis, avec des répercussions au niveau mondial.
Donald Trump moins interventionniste sur l’IA ?
Le gouvernement de Joe Biden a adopté une réglementation assez ferme en matière d’IA. Elle force notamment les entreprises qui développent des modèles puissants à rendre des comptes aux autorités sur la manière dont elles produisent ces technologies et les sécurise. Le National Institute of Standards and Technology (NIST), un organisme rattaché au ministère du Commerce, établit aussi des directives pour aider les sociétés à identifier et à corriger d’éventuelles failles.
Ces dispositifs sont jugés trop restrictifs par les républicains et ils craignent que cela ne vienne entraver l’innovation. Donald Trump a donc promis durant sa campagne qu’il supprimera les mesures prises par Joe Biden « dès le premier jour ». Il a ajouté : « J’interdirai l’utilisation de l’IA pour censurer la parole des citoyens américains. »
Pour la suite, il est toutefois resté relativement flou. Le milliardaire estime à titre personnel que l’IA est « très dangereuse » et qu’elle nécessitera une quantité importante d’énergie pour fonctionner. Pour autant, les experts ne s’attendent pas vraiment à ce que son gouvernement ne prenne des mesures majeures sur ce dossier qui ne semble pas prioritaire.
Le mouvement pourrait donc venir d’efforts localisés au niveau des états fédérés. Techcrunch rappelle d’ailleurs que la Californie démocrate a adopté plusieurs dizaines de projets de loi censés sécuriser et encadrer de potentielles dérives de l’IA. Le Tennessee, républicain, a pour sa part approuvé une réglementation pour protéger les artistes vocaux du clonage de voix par l’IA.
Des restrictions à l’exportation ?
Donald Trump prône une approche protectionniste du commerce avec l’instauration de droits de douane massifs et un contrôle d’exportation plus strict vis-à-vis des rivaux des États-Unis, dont la Chine. Cité par nos confrères, Hamid Ekbia, professeur à l’université de Syracuse qui étudie les affaires publiques, s’attend à ce que cela impacte le secteur de l’IA :
La réglementation mondiale de l’IA souffrira des conséquences des nouveaux contrôles, malgré les circonstances qui appellent à une plus grande coopération mondiale. Les ramifications politiques et géopolitiques de cette situation peuvent être énormes, permettant des utilisations plus autoritaires et oppressives de l’IA à travers le monde.
On observera en tout cas avec attention les premières décisions de Donald Trump et de son gouvernement qui peuvent avoir un impact important sur ce secteur en plein boom.
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Quand on a peu d’intelligence naturelle et aucune culture ça peut aider l’intelligence artificielle. C’est mieux que rien.
(Il suffit d’être bien entouré aussi). Bref ça facilite sa sous-traitance de l’intelligence. Il externalise plus facilement.