Un salarié passe la moitié de son temps sur internet pour raisons personnelles

Une très récente étude menée par Olfeo permet de mieux comprendre l’usage que font les salariés d’internet au travail et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils surfent pendant les heures de bureau.

Olfeo: internet au travail, 44% d'usage personnel

L’étude d’Olfeo est particulièrement intéressante car elle concerne 5 pays européens et que près de 150000 salariés ont été analysés. Il n’est pas impossible qu’après cette étude les patrons décident de prendre des mesures, car près de 44% du surf au bureau, l’est pour des raisons personnelles. Une perte de productivité de 25 jours par an pour les patrons.

10% du temps passé au bureau est consacré à la navigation internet personnelle

La société Olfeo, spécialisée dans les solutions proxy et le filtrage de contenu, a décidé de mener une étude très poussée sur l’utilisation que font les salariés d’internet en Europe. Près de 150000 employés ont été scrutés dans une centaine d’entreprises dans des secteurs très variés comme les banques, la santé, le transport, le commerce, etc. Cette étude a eu lieu en France, en Allemagne, au Luxembourg, en Belgique et en Suisse.

Selon cette étude d’Olfeo que vous pouvez retrouver à cette adresse, on découvre une mine d’informations sur nos usages d’internet au travail et de leurs répercussions sur l’entreprise. On remarque par exemple que 44% de la navigation effectuée au travail n’est pas dans un but professionnel. Ce volume représente plus de 50 minutes par jour de travail en moins par salarié, soit une demi-journée de travail par semaine.

Des conséquences sur l’économie de l’entreprise et sa productivité

La perte pour une entreprise pourrait se chiffrer à un mois et demi de salaire par an, sans compter la baisse de productivités de plus de 10% de cet usage personnel d’internet au travail. Dans la grande majorité des cas, ces heures à surfer sur le web sont pour suivre l’actualité, consulter des médias (musique, vidéo), utiliser ses réseaux sociaux, faire des achats en ligne, réserver des vacances, etc.

On peut noter que le top trois des sites les plus utilisés à usage personnel au travail, dans les 5 pays visés par l’étude d’Olfeo sont Facebook, YouTube et Wikipédia. Avec de légères variations dans certains pays comme l’Allemagne ou la Suisse qui privilégient la recherche d’actualités, alors que la Belgique, La France et le Luxembourg ont un plus grand usage des blogs et portails d’informations. Le salarié français utilise moins les réseaux sociaux au travail que ses homologues européens, en revanche il utilise davantage sa connexion pour écouter de la musique, regarder des vidéos et faire des achats en ligne.

L’étude en question d’Olfeo n’est pas totalement dénuée d’intérêts pour cette entreprise, car son objectif est d’attirer l’attention sur la baisse de productivité que peut subir une entreprise, tout en indiquant que cet éditeur dispose de solutions proxy et de filtrages de contenu professionnelles. Et vous, comment surfez-vous au travail ?

Sources.


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11 commentaires

  1. Et les heures supplémentaires non rémunérées ou non récupérées, on en parle ? Il faut sérieusement arrêter les conneries … La productivité doit être la, mais pas le travail au profit des patrons et des actionnaires…
    Après il est pas dit que sur la pause déjeuné des recherches personnelles peuvent avoir lieu…

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  5. Encore une étude qui bafoue les règles élémentaires d’une étude scientifique.

    D’une part, le lien entre productivité et temps passé sur internet n’est pas du tout évident… Les salariés glandent avant tout car ils ont le temps de le faire. Si c’était pas sur internet ça serait ailleurs. Et le bien être au travail booste la productivité bien plus que le temps réellement passé à travailler.

    D’autre part, aucune information sur le surf mobile ?

  6. Le code du travail prévoit des temps de pause, et humainement parlant, des pauses, il en faut.
    On ne peut pas être productif 100% du temps, c’est simplement impossible. Ce temps passé sur le net est une soupape de décompression, un moyen de se changer les idées, et de se remettre au travail plus efficacement après sa pause. Les patrons ne semblent pas comprendre ça, et dans les entreprises où le simple fait de se lever de sa chaise pour aller aux WC est mal vu (oui, les gens sont cons, vous n’avez pas idée …), surfer sur le net pour faire une pause est salutaire.

    Tout ça pour dire que prendre des mesures trop restrictives contre les pauses internet sera contre-productif, aussi bien à court terme (fatigue intellectuelle), qu’à long terme (usure, dépression, etc.).
    Biensûr, il y a un juste milieu à atteindre. 2H de pause internet en dehors des pauses déjeuner ? Oui, ça me semble énorme, mais ça ne peut pas non plus décemment être 0h00m non plus.

    Après, je suis curieux de savoir comment ils ont catégorisé le surf perso et le surf pro … et là à mon avis, il y a une grosse marge d’erreur possible …

  7. Personne ne précise si le personnel sacrifie son travail au bénéfice de sa navigation perso. Tout le monde n’est pas occupé à 100% toute sa journée au travail. Aujourd’hui on bosse dans une société où il faut faire un certain nombre d’heures (8H30-19H30 pour une banque assez générale) sous peine d’être considéré comme feignant alors qu’en faisant 9H-17H30 cela suffirait amplement. Plutôt que de regarder les mouches voler et afin de montrer qu’on est un travailleur acharné faut passer par internet.
    De plus, rien ne dit que lorsqu’un employé navigue sur internet, ce n’est pas pour améliorer son travail. Par exemple la recherche d’information sur internet est bien plus rapide que de se farcir les 500 documents de 100 pages présents sur le disque dur partagé de l’entreprise. Enfin, il existe des temps de pause dans l’entreprise, rien ne dit si le surf se réalise en partie sur ce temps là. Rien ne dit non plus si une personne écoute à la fois de la musique vià you tube et bosse en même temps. Quand on bosse dans une pièce avec 10 autres personnes, il vaut souvent mieux avoir un casque sur les oreilles et écouter de la musique que d’entendre les autres discutaient ou taper à l’ordi sur des claviers miteux faisant beaucoup de bruit en frappe.

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  9. Après avoir lu tous les commentaires, je suis d’accord pour dire qu’être à 100% au bureau toute la journée, ce n’est pas possible… ! La productivité au bureau varie pour un tas de raisons : l’état de fatigue, l’humeur, la motivation, etc. internet est bien sûr un facteur supplémentaire mais il n’est pas le plus à blâmer. En effet, de plus en plus de services requièrent d’avoir recours à un veille quotidienne, qu’Internet permet de faire simplement. Et alors oui, il est ensuite facile de basculer sur du surf personnel, mais qui ne l’a pas déjà fait ?
    Mais il existe quelques astuces faciles à mettre en place qui viendront contrebalancer cela et vous permettre d’être performant (tout en se permettant quelques pauses de surf perso 😉 : http://pro.xilopix.com/blog/5-.....e-en-2015/

  10. Etude bidon : les recherches Wikipedia ne sont pas à classer dans la catégorie glandouille de même qu’aujourd’hui avec la disparition des secrétaires il faut souvent organiser soi même ses déplacements ce qui consomme un temps certain!
    Par ailleurs il est évident que des besoins de surf perso émergent avec la numérisation de la vie… aucun employeur ne peut le nier.

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