Ce sont des chiffres qui vont très certainement ravir l’administration Trump. Selon les dernières données publiées par l’U.S. Census Bureau, organisme fédéral officiel des statistiques aux États-Unis, le revenu médian s’est établi à 87 460 dollars par an dans le pays, soit 7 288 dollars par mois. C’est-à-dire que la moitié des ménages américains gagne plus, et l’autre moitié moins.
Un chiffre qui prend en compte l’inflation, et marque une progression de 2,6 % sur un an. C’est, tout simplement, le niveau le plus élevé jamais mesuré depuis la création de cet indicateur en 1967.
Cette dynamique positive s’explique en grande partie par la hausse constante des salaires sur le marché du travail américain. Un phénomène qui a particulièrement bénéficié aux femmes travaillant à plein temps, dont la rémunération médiane a progressé de 3,2 % sur un an. Celle des hommes, elle, est restée stable.
Résultat, l’écart salarial se réduit légèrement, les femmes gagnant désormais 83,9 % du salaire de leurs homologues masculins, contre 80,6 % un an plus tôt). Autre bonne nouvelle : la progression est encore plus visible pour les ménages noirs, avec une hausse de 4,8 %, bien au-dessus de la moyenne nationale.

Les inégalités se creusent
Toutefois, la réalité quotidienne des ménages américains est plus contrastée. Il faut, tout d’abord, préciser qu’il s’agit du revenu brut. Une fois les impôts prélevés et les cotisations payées, le revenu médian net descend à 76 060 dollars par an (environ 6 338 dollars par mois). Et ce dernier reste inférieur aux niveaux atteints en 2020 et 2021, lorsque le gouvernement a versé des chèques de relance directes aux familles pour faire face à la crise sanitaire.
Autre ombre au tableau : les inégalités persistantes. Si le revenu médian augmente, la prospérité ne profite pas à tout le monde de la même manière. En 50 ans, les revenus des 10 % les plus pauvres ont progressé de 56 %, alors que ceux des 10 % les plus riches ont bondi de 121 %. Aujourd’hui, un ménage situé dans le haut du panier gagne en moyenne 13 fois plus qu’un ménage du bas de tableau.
Le taux de pauvreté en baisse
En revanche, le taux de pauvreté officiel est en baisse à 10,2 %, soit 34,5 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Un chiffre situé à 13,4 % pour les enfants.
Problème, cet indicateur officiel ne prend pas en compte le coût réel de la vie, du logement ou des soins. Lorsqu’on intègre ces dépenses incontournables, le taux de pauvreté réel s’élève en réalité à 13,1 %. De même, la couverture maladie demeure un maillon faible structurel : près de 26,7 millions d’Américains, soit 7,9 % de la population, ont passé l’année 2025 sans aucune assurance santé.
Pendant ce temps, la dette des États-Unis explose
La santé financière de l’État fédéral suit une trajectoire diamétralement opposée. La dette publique dépasse désormais les 40 000 milliards de dollars en raison de déficits budgétaires massifs. Concrètement, le gouvernement dépense bien plus qu’il ne récolte en impôts, une situation aggravée par la hausse des taux d’intérêt, rendant le remboursement de cette dette toujours plus onéreux.
À terme, cette facture astronomique fait peser des risques d’inflation et de coupes dans les services publics, qui pourraient directement affecter le pouvoir d’achats des citoyens.
- En 2025, le revenu médian des ménages américains a atteint 87 460 dollars, le niveau le plus élevé jamais enregistré depuis 1967.
- Une fois les impôts prélevés, ce revenu net repasse sous les pics de la pandémie.
- Les 10 % les plus riches gagnent désormais 13 fois plus que les 10 % les plus pauvres.
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