Décidément, la répression des IPTV illégales bat son plein en Europe. La police nationale espagnole vient justement d’officialiser le démantèlement d’un réseau criminel qui proposait des services pirates à ses clients. Faisons le point.
1,1 million d’euros de bénéfice
Les forces de l’ordre ont ainsi procédé à l’arrestation de trois individus dans les communes de Carthagène (Murcie), Coria del Río (Séville) et Móstoles (Madrid). Les prévenus sont accusés d’avoir usurpé des identités en utilisant de faux documents pour détourner les profits obtenus de leurs activités illégales, rapporte le site d’information Salamanca24horas.
Ce réseau proposait illégalement des jeux vidéo et des contenus audiovisuels sous la forme d’IPTV. Six sites web ont été bloqués dans la foulée de cette opération.
C’est une enquête au long cours démarrée en 2022 qui a permis à la police d’intervenir suite aux plaintes liés à la violation des droits d’auteur d’entités du secteur audiovisuel et du divertissement, ajoutent nos confrères. Plus de 16 000 utilisateurs payaient un abonnement mensuel pour utiliser ces services.
En tout, les criminels ont généré plus de 1,1 million d’euros de bénéfice et ils blanchissaient une partie de cet argent en entretenant une ferme de minage de cryptomonnaies. De quoi leur permettre d’empocher un revenu juteux de 6000 euros par mois tout en maquillant leur activité illicite.
Une perquisition au domicile du principal suspect a permis de saisir 72 000 euros en espèce, des cryptomonnaies, du matériel informatique et une voiture de luxe, annoncent les autorités.
L’Espagne met le paquet contre le piratage
Pour rappel, un autre démantèlement d’IPTV a récemment défrayé la chronique en Espagne. Il s’agit de la plateforme DuckVision, un service qui comptait 200 000 utilisateurs et permettait d’accéder à des offres telles que DAZN et ESPN.
Réagissant à cette opération, Javier Tebas, le président de LaLiga, avait d’ailleurs prévenu :
« Ce ne sera pas la dernière plateforme illégale que nous désactiverons ». Les dirigeants du foot espagnol déplorent le piratage très répandu chez nos voisins, qui créerait des pertes de 600 à 700 millions d’euros par an.
Loin de s’arrêter en si bon chemin, les autorités ibériques menacent aussi directement les clients de ces offres illégales. Les utilisateurs qui se font prendre la main dans le sac risquent en effet des amendes pouvant aller jusqu’à 450 euros. Pour approfondir, n’hésitez pas à aller consulter notre précédent article ici.
Notons enfin que la lutte contre le piratage sportif est intense en France également. Pour ne citer qu’un seul exemple récent, la Ligue de Football Professionnel a obtenu une décision de justice favorable qui force Google et Bing à déréférencer certains portails qui diffusent les rencontres illégalement.
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