Face à la multiplication du piratage audiovisuel, via le streaming illégal et les IPTV, les autorités mènent régulièrement des opérations visant à stopper les réseaux criminels. Une vague d’arrestations intervenue récemment en Italie atteint justement des sommets inédits, même s’il est néanmoins permis de douter des chiffres officiels. Faisons le point.
Un business très lucratif
D’après les informations du site spécialisé TorrentFreak, une enquête coordonnée par le parquet de Catane et la police d’État a exécuté un mandat d’arrêt émis par le le juge d’instruction (GIP) du tribunal de Catane contre huit personnes, dont certaines résident à l’étranger. On leur reproche la diffusion illicite de programmes de télévision payante, l’accès non autorisé à un système informatique et une fraude informatique.
Les accusés seraient un groupe de criminalité organisé qui diffuse des contenus sous la forme d’IPTV de plateformes telles que Sky, DAZN, Mediaset, Netflix et Amazon Prime Video. D’après les forces de l’ordre, leur business était particulièrement lucratif et ils ont empoché plusieurs millions d’euros.
Comme les enquêteurs l’expliquent dans un communiqué, les personnes arrêtées sont considérées comme « une sorte de direction du marché italien du streaming illégal, qui non seulement promouvait et dirigeait l’association criminelle (pour laquelle l’enquête est en cours), mais décidait également des coûts d’abonnement, de la suspension du service et des méthodes de distribution des appareils, coordonnant les différents opérateurs sur le territoire national ».
Ils avaient d’ailleurs mis en place une infrastructure technique impressionnante en louant de nombreux serveurs hébergés à l’étranger et dont la gestion était confiée à du personnel qui possédait une vraie expertise en la matière.
Les autorités citent justement 11 noms d’IPTV illégales concernées. Certaines d’entre elles s’inspirent de noms de marques connues : “NOWTV”, “UNITY”, “PLAYTV”, “PLATINUM”, “M&S”, “ENJOY”, “MOMY”, “HERMES”, “LUCKYSTREAMING”, “SKYNET” et “GOLDRAKE”.
Les clients bientôt poursuivis ?
Plus surprenant encore, en cumulant l’ensemble de ces acteurs, le chiffre de 900 000 abonnés impactés est cité. Nos confrères font d’ailleurs part de leurs doutes quant à ce total, car cela signifierait qu’environ 70 % des clients de ces offres pirates sont touchés.
Réagissant à cette annonce, Stefano Azzi, PDG de DAZN Italia, a salué cette opération qui, selon lui « ne représente qu’une fraction du total ». Il se réjouit également que « 900 000 utilisateurs soient potentiellement concernés et identifiables ». Un avertissement à peine voilé pour les tricheurs qui pourraient éventuellement faire l’objet de poursuites. Si vous souhaitez approfondir ce sujet, n’hésitez pas à aller consulter notre précédent article ici.
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