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IPTV : les Français ont trouvé une solution simple pour éviter les sanctions

Un nouveau rapport de l’Arcom dévoile cette stratégie utilisée par de nombreux internautes.

C’est un rapport très instructif que vient de publier l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Celui-ci dresse le bilan de son activité en 2023 dans le cadre de la lutte contre le piratage.

Les DNS pointés du doigt

L’autorité publique indépendante conserve sa stratégie de riposte graduée pour dissuader les Français de passer à l’action. Est-ce vraiment efficace ? Les chiffres nous amènent à en douter. L’instance a noté 2,6 millions de plaintes des ayants droit sur la constatation d’un partage illégal de contenus piratés sur des réseaux peer-to-peer.

Sur ce total, “137 587 premières recommandations ont été envoyées, 32 894 deuxièmes recommandations, 3 844 constats de négligences caractérisées, 1526 décisions de transmissions et seulement 838 suites judiciaires connues”, rapportent nos confrères de 01Net.

Surtout, ces données ne prennent pas en compte les IPTV qui sont désormais massivement utilisés par les Français. L’Arcom l’a bien compris et note le “dynamisme d’une offre qui propose de nouvelles solutions aux consommateurs contrevenants, telles que le détournement d’outils légaux de leur objet initial (modification des paramètres DNS, utilisation de VPN) à des fins illicites, ou la fourniture d’offres clés en main similaires à des bouquets de services payants (boitiers et applications IPTV)”.

L’autorité administrative pointe aussi une “recrudescence de l’audience du live streaming (1,85 million d’internautes contre 1,60 en 2022), qui correspond quasi exclusivement à des retransmissions de compétitions sportives en direct”. Une activité qui bat son plein avec l’Euro 2024, même si l’UEFA tente d’inverser la tendance.

Canal+ passe à l’action

Notons que les ayants droit ont bien identifié cette stratégie utilisée par les internautes français. On a récemment appris que Canal+ a lancé une procédure en France visant à demander aux annuaires de DNS alternatifs de bloquer à leur tour les services pirates.

Le groupe essaie ici de protéger la diffusion du championnat de Formule 1 donc Canal+ qui se terminera le 8 décembre prochain. Cisco, Cloudfare, et Google, trois des principaux DNS alternatifs ont été attaqués afin de faire supprimer plusieurs adresses de sites d’IPTV qui proposent les courses de façon illégale.

Signalons enfin que l’Arcom a elle-même pointé du doigt ces outils il y a quelques semaines et a appelé de ses vœux à “l’implication des fournisseurs de VPN et de DNS alternatifs dans l’application de la loi, aux côtés des FAI”.

Ce qu’il faut retenir :

  • L’Arcom a publié son rapport 2023
  • La riposte graduée est toujours utilisée contre le piratage
  • Cette tactique a des limites au regard des nouvelles pratiques employées par les pirates

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Par : Opera
12 commentaires
12 commentaires
  1. Si un jour il fini par exister un service regroupant un peu tout pour éviter que l’on doive payer 40 abonnements, le piratage diminuera drastiquement.
    En attendant, si les gens continu a croire que l’obligation à la concurrence tant vendue par le néo-libéralisme est forcement une bonne idée, on a bien l’exemple ici de pourquoi dans certain cas c’est un problème, autant pour les consommateurs que pour les ayants droits.

  2. Trop de services différents et tous trop cher, et souvent de qualité douteuse. Contenu très moyen mis à part quelques exceptions, ou pour le sport la plupart des émissions vraiment mauvaises, si ce n’est toutes pour le direct. Franchement pourquoi payer pour tant de bouzes, surtout aux prix pratiqués ? Ce sont les plateformes qui devraient être poursuivies pour les contenus lamentables qu’elles proposent. Payer 15e par mois pour regarder 10 épisodes d’une série non merci. Payer entre 6 et 7 euro pour se taper des tonnes de pubs, jamais de la vie, il faut être américain ou débile pour payer ce genre d’offres.

  3. Je suis toujours stupéfait face à la critique de la multiplicité des abonnements, encore plus comme argument pour légitimer le piratage.
    – Voyons ! Il s’agit de choisir ! Tel hôtel propose un spa mais pas de piscine, tel autre une piscine mais pas de spa, allons-nous les dévaloriser au prétexte qu’il nous faudrait louer deux chambres pour disposer et du spa et de la piscine ? Beurre, argent du beurre et … sourire de la fermière, il s’agit de choisir !
    – Un raisonnement qui me semble pertinent par contre est celui consistant à critiquer le montant des abonnements, plus précisément le ratio étoffement de l’offre / montant de l’abonnement. Là on peut discuter, argumenter, choisir celui qui nous semble le meilleur… ou pirater, mais il s’agit de raisonner correctement. Je, tu, il ou elle pirate … c’est de sa responsabilité, mais se défausser en arguant de la multiplicité des offres pour faire valoir qu’un seul abonnement les regroupant tous pour légitimer le piratage me semble relever soit d’une malhonnêteté intellectuelle flagrante soit d’une déficience aiguë du raisonnement.
    – Le néo-libéralisme, outre qu’il soit critiquable comme il nous plaira, c’est aussi cela : diversité. Préférerait-on un service d’état offrant un abonnement universel à un prix aussi bas que l’étoffement de l’offre ?
    – Ils voudraient tout : maman-état-providence et le scintillement du feu d’artifice capitaliste ! Faut choisir, braves gens 🙂

    1. Désolé mais l’éthique n’a jamais été un absolu, d’ailleurs l’évolution darwinienne n’est pas éthique, c’est en gros la loi du plus adapté… Je comprends tous les points de vues en me disant que chacun à sa propre “morale psychologique…”
      D’un sens vous avez raison et de l’autre, l’autre à raison. Un dicton dis bien : fais ce qui te semble juste car ce qui est juste est vrai (pour toi) … Et la justice n’est même pas forcémment quelque chose de la morale, c’est une adaptarion de groupe à son environnement.

      Fin de transmission.

      1. Qui parle d’éthique ? “Chacun fait c’qui lui plaît, plaît plaît” comme dit la chanson, à priori en tous les cas. J’évoquais la raison, le raisonnement.
        – Autant l’éthique, voire l’équité sont difficilement envisageables en termes universels, je vous le concède bien volontiers, autant la raison n’a que faire ou ne devrait avoir que faire de l’éthique. J’entends le dicton que vous rapportez, j’y adhère d’autant plus spontanément que bien au-delà d’une éthique au sens morale j’ai toujours prôné pour une conscience, éclairée, même si je dois concéder que même celle-ci peut être tributaire d’une culture, d’une société, d’une époque.
        – Ne pas juger, mas jauger, en particulier le raisonnement, est de tout autre ordre. Fais ce qui te semble juste… , soit, mais fais-le en t’assumant et non pas en cherchant ailleurs que dans ta conscience un argument qui te défausserait de tes responsabilités : c’était là le sens et l’esprit de mon commentaire.

        1. Je confirme en précisant ce qui me semblait clair dans mon premier commentaire : considérer en toute conscience que le prix d’un abonnement est tel qu’il légitime à nos yeux le piratage est une chose (ne pas juger autrui), mais légitimer le piratage au prétexte que la diversité des abonnements rend l’accès à la somme de ce qu’ils proposent spécifiquement en est une autre (jauger le raisonnement).

    2. Je me rappelle d’une époque où les jeunes discutaient des programmes ou matches vus la veille, des concepts comme intérêt général, concorde, chose commune avaient cours.
      Aujourd’hui selon ton niveau social, tu es exclu ou tu peux au mieux prétendre à intégrer un groupe communautaire “chosis ton camp, Netflix, Amazon ou Canal, etc…. Plus de liant, qu’une superposition d’intérêts particuliers. Cela ne fait plus société.

      1. @Seb, vous écrivez “Aujourd’hui selon ton niveau social, tu es exclu ou tu peux au mieux prétendre à intégrer un groupe communautaire”.
        Ou tu t’exclus toi-même en te refermant dans un communautarisme de réconfort mais aussi souvent d’exclusion.
        – Je peux vous assurer que si la discrimination sociale existe en France, elle n’est pas de même nature, de même ampleur que dans un certain nombre d’autres pays.
        – Wikipédia définit ainsi, “La notion de classe sociale désigne, dans son sens le plus large, un groupe social de grande dimension pris dans une hiérarchie sociale de fait et non de droit.” : et non en droit.
        – Il existera toujours des gens pour se considérer supérieur aux autres, en terme de classe sociale, de religion, de “race” (il n’y a qu’une espèce humaine, évoquer “race” humaine est un triste abus de langage pour discriminer la couleur de peau). On les nomme soit des “beaufs” soit des “p’tit bourges”, ils ne savent pas mieux, pas forcément méchants mais passablement cons.
        – Considérant que la hiérarchie sociale est un fait et non un droit, que ceux qui s’y complaisent sont des cons, il appartient à chacun d’entre-nous de marcher et d’avancer la tête haute.
        – Marcher la tête haute et rester fier, fier de ce que nous sommes. Fut un temps ou les masses laborieuses l’étaient, aujourd’hui il me semble qu’elles oscillent entre honte et ralliement contre-nature à un concept de richesses, de notoriété qui les affilierait au monde des “élites”, les émancipant ainsi d’une classe sociale dans laquelle elles se sentent enfermées.
        – Les valeurs, celles de respect d’autrui, de dignité, d’honnêteté, de talent sont des valeurs qui n’ont que faire des classes sociales. Ceux qui vivent ces valeurs pour eux-mêmes et les défendent aux yeux des autres sont de tous bords, sans exclusive : ne jamais oublier ça. La société est une somme d’individus et non de classes, la société n’est pas une donne supra-individuelle, nous y avons TOUS notre place.
        – Bonne suite à vous, à nous tous, dans la paix, si possible dans la fraternité. Le futur proche s’annonce délicat. Restons humains.

  4. Bonjour,

    Il y a de bonnes radios. J’avoue avoir délaissé la télévision ou je ne regarde que les informations le midi pas le soir. Je passe parfois une soirée par semaine devant la télévision jusqu’à 22h30 parfois je n’attends pas la fin du film. C’est moins intéressant que part le passée. J’ai 53 ans et j’écoute oui fm via l’application du même nom ou sur mon assistant nest. La télévision c’est un peu toujours la même chose: violence et compagnie. Une série sort parfois du lot. Cela vaut la peine de prendre uniquement 1 mois d’abonnement. Sinon, même au cinéma rares sont les films qui sortent du lot. Et j’avoue je dors mieux.

  5. On comprend surtout que débattre du déficit de conscience pour du virtuel nous mênera nul part… Chacun sa religion… ou bien allez aux fraises : ce qui ce fait de mieux dans la la vraie vie !

  6. Il y aura toujours un moyens de contourner, on prendra des DNS en dehors des juridictions françaises. Ou tiers qui collaborerait.

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