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IPTV : les opérateurs envoient les noms et la localisation des pirates à la justice !

La pression monte d’un cran sur les fraudeurs.

Décidément, la lutte contre les IPTV illégales monte d’un cran en Europe, et particulièrement en Espagne. Chez nos voisins, LaLiga vient d’obtenir une décision judiciaire particulièrement intrusive dans l’espoir de mieux lutter contre la diffusion illégale des rencontres. Faisons le point.

Noms et localisations des pirates

Une verdict rendu récemment par le tribunal de commerce n° 8 de Barcelone a ainsi concerné les clients qui se connectent à ces sites. La justice a aussi estimé que des opérateurs, tels que Vodafone, Orange, Digi, MásMóvil et Telefónica, devaient fournir les données d’identification des personnes qui se connectent à des serveurs illégaux.

Il en va ainsi des noms, prénoms, numéros de carte d’identité, adresses postales d’installation de la ligne et informations de facturation, détaille 20minutos. LaLiga a utilisé ces précieuses données pour retrouver les utilisateurs et leur envoyer des courriers exigeant le paiement de 450 euros de dommages et intérêt sous peine de poursuites judiciaires.

Cela dit, la question de la légalité de ces pratiques qui semblent particulièrement intrusives sur le plan des libertés continue de faire débat chez nos voisins. Vodafone, Orange et Digi ont ainsi demandé au tribunal s’ils devaient vraiment révéler l’identité des utilisateurs finaux des services illégaux ou uniquement les gestionnaires de ces plateformes.

LaLiga souhaite que toutes les personnes qui se connectent aux IPTV et aux sites pirates soient identifiées, mais ce n’est pas l’avis du juge qui vient de rendre une décision précise à ce sujet : seules les personnes qui commercialisent et/ou gèrent ces réseaux doivent être identifiées. Une bonne nouvelle pour tous les clients concernés qui vont continuer de passer entre les mailles du filet.

Les blocages affectent Internet

Pour rappel, la répression contre les IPTV et les streams illégaux monte d’un cran en Espagne et fait grincer des dents. Chaque week-end, de nombreux sites et services majeurs deviennent inaccessibles à cause de blocages ordonnés par LaLiga pour lutter contre le piratage de ses matchs.

Cette mesure, vise principalement les adresses IP liées à Cloudflare, et affecte aussi des plateformes légitimes, ce qui provoque la colère d’entreprises et d’utilisateurs qui dénoncent une atteinte à la liberté d’information et d’expression.

Malgré les protestations, LaLiga défend sa méthode, et affirme cibler uniquement les contenus illégaux, et reproche à Cloudflare son manque de coopération. Pendant ce temps, des professionnels subissent des pertes d’image et d’activité, tandis que le gouvernement espagnol se contente de rappeler son respect des décisions judiciaires. Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.

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Par : Opera