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IPTV : Noos +, un service pirate à 250 000 abonnés est tombé, Canal+ et BeIN Sports triomphent

Ses serveurs ont été désactivés à quelques jours de la Coupe du monde.

Les services d’IPTV pirates sont pour le moins tentant pour les internautes. C’était notamment le cas de Noos+ qui proposait depuis quatre ans à ses 250 000 clients contre une cinquantaine d’euros par an des accès aux principaux diffuseurs de compétitions sportives : Canal+, BeIN Sports ou Ligue 1 +. La bonne affaire a cependant pris fin le 2 juin dernier suite à l’intervention des gendarmes du centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N), nous apprend Le Parisien.

En tout, et au terme de plusieurs mois d’enquête, dix personnes ont été interpellées en France, tandis que celui qui est suspecté d’être à la tête du réseau a été arrêté en Belgique. Par la même occasion, la vingtaine de serveurs qui permettaient à Noos+ de fonctionner ont été désactivés, entraînant la fin de la diffusion pour les utilisateurs.

Toujours selon notre confrère, les suspects ont tous été relâché au terme d’une quarantaine d’heures de garde à vue. Ils pourraient être convoqués ultérieurement lorsque les spécialistes informatiques de la gendarmerie auront récupéré les données nécessaires. On comprend dès lors que l’enquête se poursuit dans ce dossier.

La répression s’étend en France

Le quotidien précise d’ailleurs que cette investigation majeure a commencé suite à une plainte déposée en 2024 par le groupe Canal+. Les enquêteurs estiment que le chiffre d’affaires de ce réseau avoisine les 12 millions d’euros. Ils ont par ailleurs pu mettre la main sur 100 000 euros en cash, et saisir près de 400 000 euros, des objets de luxe, et 700 000 euros en cryptomonnaie au cours de l’opération.

Enfin, on peut mesurer le défi technique pour faire fonctionner ces réseaux pirates, car l’homme qui est suspecté de diriger l’IPTV s’était entouré de trois informaticiens de haut niveau et il louait des serveurs en France, aux Pays-Bas et au Canada, tandis que d’autres administraient le site au quotidien et géraient les revendeurs, tout comme pourraient le faire des entreprises qui ont pignon sur rue.

Très clairement, l’étau est en train de se resserrer pour les clients d’IPTV illégales. Comme nous vous l’expliquions récemment et pour la première fois en France, une vingtaine d’internautes du Pas-de-Calais ont reçu une convocation par la justice. En mars dernier, le parquet d’Arras a identifié 19 abonnés à un service pirate et leur a infligé des amendes de 300 et 400 euros chacun.

Jusqu’ici, les autorités avaient plutôt tendance, par le passé, à s’en prendre aux revendeurs et aux fournisseurs d’IPTV pirates. Cela dit, et en vertu de la loi française, l’abonnement à un service illégal est considéré comme du recel de contrefaçon, passible de cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende.

On comprend cependant que la justice n’applique pas cette règle d’autant qu’on estime qu’il y aurait plusieurs millions d’IPTV en circulation dans le pays, autant dire que cela reviendrait à mettre de très nombreux Français derrière les verrous. Pour l’heure, l’idée semble donc de faire peur en ne s’en prenant qu’à une part extrêmement infime des utilisateurs. Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.

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Par : Opera