En matière de lutte contre le piratage, les studios hollywoodiens sont sur les dents, et ils commencent à perdre patience. Netflix, Disney et leurs rivaux n’apprécient en effet pas de perdre des milliards de dollars chaque année du fait de sites de streaming illégaux et de services d’IPTV.
Les géants du divertissement disposent désormais d’une nouvelle arme dans le cadre de la lutte contre le piratage de leurs œuvres. C’est en Inde que cela se passe, mais les répercussions peuvent être mondiales.
Comme le rapporte TorrentFreak, la législation indienne emploie les mêmes outils que partout ailleurs, mais un nouveau dispositif change la donne. Ainsi, les autorités indiennes permettent déjà aux ayants droit de signaler directement des plateformes qui piratent leurs œuvres, ces dernières sont ensuite mises hors ligne.
Un outil majeur contre le piratage
Un blocage dynamique est par ailleurs possible. C’est le même procédé, mais les entreprises peuvent mettre à jour une liste de sites illégaux régulièrement afin de les mettre hors d’état de nuire. Jusqu’ici, il n’y a rien d’original, et la même technique est utilisée dans d’autres régions, notamment en Europe.
Mais l’Inde va plus loin avec des instructions qui peuvent être envoyées aux fournisseurs d’accès Internet pour bloquer certains sites qui sont susceptibles de contenir des œuvres piratées. Ainsi, aucun délit n’est constaté, mais les pages peuvent néanmoins être fermées.
Avec le système Dynamic+, la répression monte encore d’un cran. En effet, des ordonnances peuvent être envoyées à des bureaux d’enregistrement de noms de domaine dans le monde entier afin de désactiver certains noms mentionnés. On franchit donc ici un cap international, et l’Inde, s’ils refusent d’agir, se réserve le droit de leur interdire le droit d’opérer dans le pays.
D’après nos confrères, les studios hollywoodiens ont bien saisi l’intérêt de cette voie indienne qui leur offre un nouveau moyen d’action et fait monter la pression sur les pirates. Certes, tous les gestionnaires de noms de domaine ne céderont pas forcément, mais c’est une arme supplémentaire pour les ayants droit.
Quoi qu’il en soit, la répression s’accroit de plus en plus durement sur les services illégaux. Nous vous parlions notamment en novembre dernier de cette opération de la police grecque qui a stoppé un groupe de 12 personnes. Dans le cadre de cette intervention, pas moins de 52 915 euros ont été saisis ainsi que plusieurs smartphones, cartes bancaires, et disques durs. Leurs IPTV permettaient à 2000 clients d’économiser jusqu’à 210 euros sur leur facture. Vous pouvez retrouver plus d’informations dans notre article dédié ici.
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Réprimer les sites pirates est une chose, fermer des pages alors qu’aucun délit n’a été constaté au motif que le site est ‘susceptible’ de contenir des œuvres piratées en est bien évidement une autre.
Une approche radicale, jusqu’au-boutiste tant est si bien qu’elle suggère une vision malvoyante du mal et surtout une action curative de nature fasciste. On pense, dans un autre registre, à Nayib Bukele, président du Salvador, qui lutte contre les gangs avec efficacité mais à quel prix, alors que de nombreux habitants souffrent d’abus et parfois d’arrestations injustifiées,
Avec une approche telle que celle de Dynamic+ décrite dans cet article ne risque-t-on pas d’aasiter, pareillement, à des rafles tous azimuts au ptétexte qu”un site est ‘susceptible’ de contenir des œuvres piratées ?
Qu’il y ait un vent, un souffle droitiste qui balaie la planète, on s’en réjouira ou non, mais que le flux devienne une tornade balayant tout sur son passage dans sa marche vers l’extrémisme absolutiste, à part quelques excités haranguant une foule de frustrés, je ne vois pas qui saurait s’y complaire.
On passera par le bon vieux système d’adressage ip en ipv4 : xxx.xxx.xxx.xxx qui sera référencé même sur g