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ISS : comment la Russie fait monter la pression sur ses partenaires

Dmitry Rogozin, le patron de Roscosmos, a posé ses conditions pour la reprise de relations normales avec la NASA et les autres agences spatiales internationales.

Il a toujours été très cash, et à 58 ans, Dmitry Rogozin, directeur général de Roscosmos, l’agence chargée du programme spatial civil russe, (Roscosmos) n’est pas près de changer. Ce dernier s’est exprimé ce week-end et il a confirmé que la Russie allait cesser de travailler avec la NASA et ses partenaires sur la Station spatiale internationale (ISS).

Dans un discours au vitriol, le dirigeant dénonce les sanctions internationales a l’encontre de son pays et estime qu’une coopération n’est pas envisageable tant qu’elles ne seront pas levées. Sur Twitter, Dmitry Rogozin explique ainsi: « L’objectif des sanctions est de tuer l’économie russe, de plonger notre peuple dans le désespoir et la faim, et de mettre notre pays à genoux. Il est clair qu’elles ne réussiront pas, mais les intentions sont claires. »

L’ISS peut-elle s’effondrer sur la Terre en cas de retrait russe ?

Il ajoute : « C’est pourquoi je pense que le rétablissement de relations normales entre les partenaires de la Station spatiale internationale et d’autres projets n’est possible qu’avec la suppression totale et inconditionnelle des sanctions illégales. »

Voilà qui ne devrait clairement pas de quoi calmer les tensions apparues ces derniers temps entre Roscosmos et ses partenaires. Sur le terrain en revanche, tout se passe bien entre les astronautes russes et leurs collègues européens et américains, comme l’a récemment confirmé Thomas Pesquet.

Pourtant, cela n’a pas empêché Dmitry Rogozin de s’emporter récemment, une nouvelle fois sur Twitter. Il a implicitement menacé le reste du monde dans un message en expliquant que si la Russie quittait l’ISS, la station risquait de s’effondrer. Il précisait alors que cette dernière « ne vole pas au-dessus de la Russie, en conséquence tous les risques reposent sur vous ».

Un message pris très au sérieux par les experts car la perspective d’un crash de la station spatiale internationale n’a rien de virtuel, selon les spécialistes du dossier. Pour autant, la Russie n’a aucun intérêt à se retirer de l’ISS car son départ pourrait sérieusement remettre en cause ses ambitions spatiales.

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