Mercure, Vénus, la Terre et Mars. Voici les 4 planètes « telluriques » de notre système solaire. Derrière ce qualificatif se retrouvent toutes les planètes rondes et solides. Elles sont opposées aux planètes gazeuses, bien plus grandes, qui, comme leur nom l’indique, ne sont qu’un immense nuage rond.
C’est le cas de Jupiter, Saturne, Neptune et Uranus. Bien que composées en très grande partie de gaz, ces planètes ont (dans nos modèles théoriques) toujours un noyau solide. Des matériaux lourds qui retombent dans les entrailles de ces géantes.
En observant de très près Jupiter et Saturne, les scientifiques se sont rendu compte que leur noyau était « dilué ». Pendant des années, ils ont cru que cet état était temporaire, lié à une collision avec une autre protoplanète, aux premiers temps du système solaire.
Une nouvelle étude…

Mais une nouvelle étude, menée par des chercheurs de l’université de Durham (Royaume-Uni), ne tire pas du tout les mêmes conclusions. Ils ont utilisé Cosma, un supercalculateur comparable à une IA, pour simuler l’évolution de l’univers depuis le Big Bang jusqu’à aujourd’hui.
À chaque fois que Jupiter rencontrait une protoplanète, son noyau se diluait bien, mais, à chaque fois, il reprenait sa forme solide très rapidement. Face à cette découverte, les scientifiques ont enquêté. Ils ne s’attendaient pas à de tels résultats.
… qui rebat les cartes
En préambule de leur article scientifique, sur le site de l’Université, on peut ainsi lire :
« Les simulations de superordinateurs effectuées par des chercheurs de notre département de physique de premier plan jettent le doute sur une explication proposée de la structure du noyau de Jupiter. Ils n’ont trouvé aucune preuve à l’appui de l’idée qu’une collision massive avec une autre planète aurait pu créer le remarquable noyau dilué de Jupiter. »
L’équipe de scientifiques qui a mené cette étude, composée de membres de la NASA, du SETI et d’autres laboratoires très prestigieux n’a pas réussi à expliquer ces résultats. La seule hypothèse recevable à leurs yeux est que Jupiter (contrairement à ce qu’ils pensaient) ne s’est pas formé au cours d’un seul évènement spectaculaire (comme la Terre l’a fait).
À la place, les géantes gazeuses comme Jupiter et Saturne auraient connu un processus de formation beaucoup plus long et tranquille. Avec un tel passif, les scientifiques arrivent à justifier la nature « dilué » du noyau de Jupiter. Les métaux lourds se seraient mélangés aux atomes plus légers, empêchant les premiers de « tomber » naturellement.
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