Et si vos petits efforts du quotidien devenaient enfin visibles… Et récompensés ? C’est le pari de Kagnoot, une application mobile made in France qui transforme chaque bonne action du quotidien en une mini-épargne à se verser soi-même. Derrière ce concept ludique, qui consiste à raviver la tirelire de notre enfance, se cache une ambition bien réelle.
Récompenser les efforts oubliés
Kagnoot repose sur une idée simple : permettre à chacun d’épargner à chaque petit effort personnel. Ainsi, l’utilisateur choisit une action bénéfique, qu’il s’agisse de faire du sport, de réduire sa consommation de tabac, ou d’éviter un achat impulsif, puis transfère manuellement un petit montant vers une « tirelire numérique » sécurisée lorsque celle-ci est effectuée. « On voulait remettre au goût du jour la tirelire de notre enfance », explique Grégory Vial, cofondateur de l’application, dans un entretien accordé à Presse-citron.
Cette application, lancée il y a à peine six mois, n’est pas le fruit du hasard. Tout est parti d’une discussion entre Grégory Vial et son associé et ami depuis vingt-cinq ans, Christophe Brayard. Lorsqu’il a souhaité arrêter de fumer, ce dernier a décidé qu’à chaque cigarette non consommée, il mettrait 5 euros dans un pot dans l’espoir d’emmener sa famille à Disneyland. « Mais deux semaines avant, son frigo est tombé en panne. Il a dû utiliser l’argent de sa tirelire pour en racheter un, et il était hyper frustré. Il avait fait un vrai effort, sans la moindre récompense », raconte le dirigeant.
C’est le déclic : et si cette logique de récompense pouvait être numérisée, encadrée, rendue ludique, et surtout durable ? « On s’est dit qu’il y avait sûrement des millions de personnes comme lui, qui font des efforts, mais n’en tirent aucune satisfaction concrète », poursuit-il. En quelques heures à peine, l’idée prend forme. Grégory Vial décide alors de quitter son précédent emploi pour se consacrer entièrement à Kagnoot. Son ambition : faire de l’épargne un acte joyeux, motivant, et accessible à tous.

Comment ça marche ?
Disponible sur iOS et Android, Kagnoot dispose d’une interface ultra intuitive. Une fois téléchargée, l’utilisateur découvre une cinquantaine de défis du quotidien : faire 10 000 pas, éviter un fast-food, boire 1,5 litre d’eau, refuser une cigarette… À chaque effort accompli, il choisit un montant à transférer vers sa tirelire, de quelques centimes à plusieurs euros, puis valide par un simple swipe. « L’idée, c’est de matérialiser l’effort en un geste valorisant. On se félicite soi-même, un peu comme un high five numérique », sourit Grégory Vial.
L’argent n’est pas stocké par l’application elle-même, mais déposé sur un compte sécurisé géré par la Société Générale. « On voulait rassurer dès le départ : Kagnoot ne touche jamais à l’argent des utilisateurs. Il est à eux, et il le reste », souligne-t-il. À tout moment, l’épargnant peut transférer ses fonds vers une carte Mastercard virtuelle intégrée à l’app, utilisable chez une centaine de partenaires comme Smartbox, Sarenza, Decathlon ou Nocibé.
Et si aucun cadeau ne convient ? Il reste possible de virer l’argent directement vers son compte bancaire. « Ce n’est pas une cagnotte fermée. Le but, c’est que chacun se fasse plaisir, mais sans culpabiliser », explique le cofondateur.
Kagnoot séduit aussi les familles, notamment les parents en quête d’un outil ludique pour encourager leurs enfants. Grâce à l’application, il devient facile d’associer une bonne note, un comportement positif ou une tâche accomplie à une petite récompense financière. Le jeune visualise ainsi les fruits de ses efforts, tout en découvrant les bases de l’épargne. De quoi instaurer une dynamique positive, axée sur l’encouragement plutôt que sur la sanction, tout en offrant aux parents un moyen simple et moderne de valoriser les progrès du quotidien.

Un modèle gagnant-gagnant avec les marques
Pour se financer, Kagnoot s’appuie sur un modèle d’apporteur d’affaires : chaque achat effectué chez l’un des partenaires via la carte intégrée génère une commission versée par la marque. « On amène de nouveaux clients aux enseignes partenaires, et en échange, elles nous rémunèrent », résume Grégory Vial. Une formule simple, qui permet à l’utilisateur de rester libre dans ses usages.
Avec 15 000 téléchargements à ce jour et des retours globalement très positifs, l’application vise désormais la rentabilité. « Dès qu’on atteindra 20 000 à 30 000 utilisateurs réguliers, on commencera à gagner de l’argent », assure le dirigeant, qui mise sur une montée en puissance progressive.
Et sa feuille de route est déjà bien tracée : développement des ventes privées avec les marques, déploiement à l’international et lancement d’un jeu-concours inédit dès la fin de l’année. « L’idée, c’est de permettre aux utilisateurs de tenter leur chance avec l’argent qu’ils ont eux-mêmes mis de côté. Pas de perte, que du bonus », promet-il. Bien plus qu’une simple application d’épargne, Kagnoot entend réinventer la manière dont on se félicite, un euro à la fois.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.