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La concurrence chinoise n’est pas une menace pour le groupe Volkswagen

La concurrence chinoise dans le secteur de l’automobile est de plus en plus sérieuse en Europe. Pas de quoi affoler cependant Olivier Blume, patron du groupe Volkswagen.

  • La concurrence automobile chinoise n’inquiète pas le P-D.G. de Volkswagen.
  • Selon lui, l’expérience de la marque lui confère un avantage imbattable.
  • Dans les faits, Volkswagen reste pour l’instant un acteur minoritaire de l’automobile électrique.

L’industrie automobile chinoise était relativement discrète dans le Vieux Continent jusqu’il y a quelques années. Durant la dernière décennie, les cartes ont cependant été rebattues. Des marques comme BYD, ou Geeely se révèlent être de sérieuses concurrentes et propulse la Chine en tant que grand producteur de voitures électriques. Si certains acteurs européens du secteur regardent cette expansion d’un œil inquiet, Olivier Blume, patron de Volkswagen, semble imperturbable.

L’expérience européenne, un atout majoritaire

C’est dans une interview pour le journal allemand Autommobilwoche que l’homme d’affaires s’est exprimé. Selon son point de vue, ce nouveau raz-de-marée venu d’Asie ne représente pas une menace réelle pour Volkswagen.

Contrairement à ces nouveaux arrivants, il est vrai que la marque dispose d’un savoir-faire tiré d’un passé industriel de longue haleine. Pour rappel, Volkswagen est né dans les années 1930 et s’est construit une réputation très solide à travers la construction de modèles emblématiques.

Pour expliquer son positionnement, Olivier Blume s’est exprimé ainsi : “Nous avons le savoir-faire automobile, nous avons le niveau de qualité. Et nous avons un héritage de marque. Les nouveaux venus n’ont pas ça.

Difficile de le contredire, tant l’essor de l’automobile chinoise, notamment électrique, est jeune. La comparaison avec un groupe aussi expérimenté que Volkswagen n’est presque pas pertinente à ce niveau-là.

Malgré cette affirmation pleine de confiance, il semblerait que le groupe allemand n’est pas au meilleur de sa santé. En effet, la marque peine tout de même à se faire une place dans le marché de l’électrique et sera contrainte à un plan d’austérité tant ses résultats n’ont pas été suffisants.

Une concurrence qui avance ses pions stratégiquement

En revanche, ce qu’Olivier Blume admet volontiers, c’est que son groupe devra faire un effort sur leurs tarifs pour rester compétitif. En effet, l’achat d’une voiture neuve est de plus en plus cher, même si cette inflation pourrait se stabiliser cette année. Volkswagen n’échappe pas à cette règle, tandis que les concurrents chinois proposent des prestations à des prix bien plus abordables que les entreprises européennes.

La stratégie de certains constructeurs asiatiques est tout de même innovante. Conscients de leur manque d’expérience, certains ont racheté des marques historiques pour bénéficier de toute l’expérience en recherche et développement de celles-ci. C’est le cas de SAIC, propriétaire de MG Motors depuis 2006. Geely a fait quant à elle l’acquisition de Volvo et de Polestar.

Même si Olivier Blume veut se montrer rassurant, la Chine mène la barque dans le secteur de la voiture électrique. En 2022, les groupes chinois représentaient 59 % des ventes mondiales ; un score exceptionnel. Il est vrai qu’à côté, le groupe Volkswagen fait office de petit joueur bien que ses résultats dans le thermique soient toujours satisfaisants. C’est d’ailleurs en vendant ses voitures thermiques que Volkswagen parvient à financer sa transition vers l’électrification de sa flotte.

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