- La NASA a signé un contrat de 850 000$ avec TransAstra
- L’entreprise doit développer des “sacs gonflages” pour capturer des débris
- La pollution de l’orbite est un enjeu majeur, à long-terme elle pourrait renfermer la Terre sur elle-même
Le ciel pourrait bien finir par nous tomber sur la tête. À des centaines de kilomètres au-dessus de la surface des centaines de milliers de débris, parfois grands comme un grain de sable, flottent en orbite. Incontrôlables, indétectables, ces débris sont un vrai danger pour les personnes présentes en orbite (dans l’ISS). Plus largement c’est tout l’écosystème orbital et les milliers de satellites qui sont mis en danger.
Pour résoudre ce problème de premier plan, la NASA a peut-être trouvé une solution ingénieuse. Elle vient en tout cas de signer un précontrat de près d’un million de dollars avec l’entreprise TransAstra. Elle aurait développé une technologie permettant de capturer des débris dans des « sacs spatiaux » afin de les détruire correctement lors de leur retour sur Terre.
TransAstra : des astéroïdes aux débris
L’entreprise TransAstra n’est pas une inconnue pour l’industrie spatiale. Elle avait déjà remporté il y a quelques années un contrat, déjà de la part de la NASA, pour fabriquer des sacs spatiaux capables de capturer des morceaux de roches d’astéroïdes.
Au cours du développement de cette solution scientifique, les équipes de la firme se sont sans doute rendu compte qu’attraper un morceau de roche flottant dans l’espace ou un boulon de métal était deux manœuvres très proches.
Le développement d’une solution pour permettre la capture de débris spatiaux est donc une suite logique dans l’avancée de l’entreprise. Pour l’heure ce précontrat ne donne aucun échéancier ni même de date butoir. Il faudra donc être très patient avant de voir ces « sacs poubelles spatiaux » à l’œuvre.
Une mission mondiale
En plus de TransAstra, d’autres entreprises travaillent sur le développement de solutions pour limiter la prolifération des débris en orbite. En septembre 2021 le satellite « nettoyeur » ELSA-d avait réussi la première capture d’un débris en orbite de l’histoire.
Alors que l’Europe, et dans une certaine mesure les États-Unis, fait des efforts conséquents pour réduire la quantité de débris spatiaux en orbite, tout le monde n’est pas sur la même longueur d’onde. La Chine et la Russie continuent d’utiliser des procédures de lancements de satellite peu coûteuses, mais dangereuses, dégageant des dizaines de débris à chaque lancement.
L’entreprise américaine SpaceX a récemment été pointée du doigt pour sa politique interne jugée « insuffisante » sur la question des débris spatiaux. À moyen terme la prolifération des débris pourrait entraîner une explosion exponentielle des accidents orbitaux, transformant les hautes altitudes en vrai champ de mines à ciel ouvert.
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