Tremblement de terre, le 17 juillet dernier, la NASA annonce l’arrêt de son programme VIPER. Ce rover, déjà construit, devait se rendre sur la Lune dans les mois qui suivent. Il ne volera finalement jamais. Les dirigeants de l’agence spatiale américaine parlent alors d’une simple opération financière, permettant d’économiser 84 millions de dollars.
Et voilà que ce lundi, la NASA a ressorti ce vieux dossier des placards. Elle a demandé aux entreprises privées qui gravitent autour d’elle si elles voulaient utiliser un rover déjà construit. Pour Nicky Fox, administrateur associé de la Direction des missions scientifiques de la NASA, la création de ce partenariat autour de VIPER est une occasion « unique » pour les start-up du monde entier. Elles devraient devraient être nombreuses à rendre leur dossier de candidature.
Que va faire VIPER sur la Lune ?
Le rover VIPER, imaginé et construit par la NASA, doit rejoindre notre satellite pour mener tout un tas d’expériences. Parmi les missions confiées à ce petit appareil de 450 kilogrammes, le plus important, de loin, est de cartographier les gisements d’eau découverts au pôle sud de la Lune.
L’astromobile doit mesurer la distribution verticale et horizontale ainsi que les caractéristiques physiques de la glace d’eau. La présence d’eau sur la Lune, sous sa forme solide, est connue de tous depuis des décennies. Alors que la NASA travaille à ramener des Hommes à sa surface, l’utilisation de cette ressource serait une possibilité pour faciliter le transfert des vivres vers la Lune.
Dans ce voyage de plus de 600 000 kilomètres (aller et retour), la NASA voudrait se passer d’encombrants packs d’eau. À la place elle souhaite utiliser les réserves d’eau lunaire, mais faut-il encore connaître avec précision leur position et surtout la quantité de cette glace d’eau.
Préparer l’avenir
La mission du rover VIPER est donc d’étudier ces gisements de glace d’eau. La question est de comprendre si l’exploitation de cette ressource naturelle est « économique viable ». Avant de donner ses conclusions, le rover va étudier la surface et les couches superficielles de plusieurs régions de la Lune. L’objectif est de se faire une idée représentative des différents types de terrains présents sur notre satellite.
Alors que la mission était à l’arrêt depuis l’été dernier et son annulation économique, voilà que VIPER reprend du service. Il devrait quitter la Terre dès septembre, à bord d’une fusée Falcon Heavy de la marque SpaceX.
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