C’est l’une des missions les plus importantes de la NASA. De son petit nom « Viper », ce rover de nouvelle génération doit se rendre dans les prochaines années sur la Lune. Si le calendrier initial du programme prévoyait un décollage pour novembre 2023, avant le retour d’Hommes sur la Lune, les deux missions ont pris du retard.
La NASA vient d’annoncer qu’elle se donnait une année supplémentaire pour mettre au point la mission. Alors qu’Artemis 3, qui ramènera des Hommes sur la Lune, devrait avoir lieu en 2025, l’arrivée de Viper se fera à la fin de l’année 2024.
Griffin : l’atterrisseur lunaire B de la NASA
Ce rover, de la taille d’une voiture de golf, sera transporté jusqu’à notre satellite dans l’atterrisseur lunaire Griffin. À la différence du Starship, qui ramènera l’Homme sur la Lune, ce dernier n’est pas pensé pour accueillir des humains. Conçu par la jeune entreprise Astrobotic (fondée en 2007) l’atterrisseur ira sur la Lune une seule fois en 2024 donc.
Alors que le projet semblait très bien parti, la NASA a décidé de jouer la carte de la sécurité. L’agence spatiale américaine demande en effet à Astrobotic « de procéder à des tests supplémentaires au sol ». Cette nouvelle simulation devrait convaincre les derniers sceptiques et écarter les derniers doutes.
Afin de permettre à Astrobotic de réaliser ces nouveaux tests, un nouveau chèque de 67 millions de dollars vient d’être réalisé à l’intention de la jeune société américaine. Si le communiqué de la NASA ne montre aucun signe de tension entre les deux acteurs, ce nouveau retard dans la mission de Viper est tout sauf une bonne publicité pour Astrobotic.
Une mission qui s’éternise
Par le passé, la société avait déjà été victime d’une « mise à niveau » par la NASA en 2020. L’agence américaine avait d’ailleurs bien failli annuler la mission et chercher un nouveau partenaire. Mais finalement, Astrobotic a réussi à convaincre les cadres de l’agence, et conserver ce contrat de plus de 300 millions de dollars.
Il faut dire que la mission a une ampleur rarement vue dans le programme de la NASA. Faisant partie du large plan « Artemis » qui vise à renvoyer des Hommes sur la Lune, la mission de Viper peut se résumer en une phrase. La NASA espère trouver et étudier l’eau présente sous forme de glace sur le pôle Sud de la Lune. Une mission essentielle, l’eau jouant un rôle majeur dans la réussite du programme Artemis qui prévoit « une installation pérenne de l’Homme sur la Lune ». Sans eau, tout le programme est alors compromis.
Viper : sur les traces de l’eau lunaire
Avec Viper, la NASA s’est donc lancée dans une mission sans précédent. De la taille d’une petite voiture de golf, le rover est l’objet le plus élaboré que l’agence spatiale américaine n’a jamais envoyé sur la Lune. La prudence est donc de mise, mais la NASA sait dans le même temps qu’elle ne peut pas se permettre d’être trop patiente.
Les plans d’arrivée sur la Lune des premiers taïkonautes (les astronautes chinois) pourraient rendre la mission de l’agence spatiale américaine beaucoup moins glorieuse. Les deux grandes nations se font aujourd’hui face dans une course à la Lune qui rappelle les années 60. Reste à savoir si l’histoire se répétera à nouveau en 2025.
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