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Fintech

La néo-banque anglaise Monzo veut lever 100 millions de £

En Angleterre, l’investisseur technologique SoftBank pourrait aider la néo-banque Monzo à continuer à se déployer aux États-Unis.

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Monzo neobanque
© Monzo

Elle fut la néo-banque à la compagne de financement participatif la plus rapide de l’histoire. En seulement 96 secondes, Monzo a levé pas moins d’un million de livres sterling sur la plateforme Crowdcube à ses débuts. L’attractivité de la banque numérique britannique avait plu aux investisseurs particuliers, notamment du fait de son arrivée précoce sur le marché (2015), lui ayant permis d’atteindre les 3 millions de clients à ce jour.

Depuis, les choses ont changé. Le marché a explosé, et des concurrents comme Revolut et N26 ont plongé la néo-banque Monzo dans une ombre médiatique pesante. Pourtant, 2019 n’a pas été une année de repli : la banque a levé plus de 144 millions de dollars. Et en ce début 2020, un autre tour de table pourrait avoir lieu.

Monzo en pourparler avec SoftBank

Obtenir 100 millions de livres sterling supplémentaires. Voici ce que révèle cette semaine le journal The Telegraph, au sujet de Monzo. La néo-banque serait en pourparlers avec l’investisseur technologique SoftBank pour réaliser une nouvelle levée de fonds. Tom Blomfield, qui est le cofondateur de Monzo, aurait rencontré à deux reprises des cadres supérieurs de SoftBank Vision Found, révèlent des sources qui n’ont pas été précisées.

Selon les journalistes en charge de cette information, le tour de table servirait à accompagner l’expansion de la néo-banque sur le territoire américain, avec son installation sur le marché des États-Unis. À ce jour, il n’est pas possible de connaître la vraie raison de cet accord de financement : Monzo n’avait-il pas les fonds nécessaires depuis sa levée grâce à Y Combinator, ou alors veut-il aller encore plus loin dans son expansion ? Il faut dire que son concurrent direct N26 est également en train de s’installer aux États-Unis.

En reste que The Telegraph veut rester patient. Bien que la première entrevue entre Monzo et SoftBank remonterait il y a un an dans le passé, la situation du contrat de financement serait encore « à un stade précoce ». La dernière levée de fonds de la néo-banque auprès du fonds d’investissement Continuity Growth de l’accélérateur Y Combinator remonte à seulement 8 mois.

L’actualité de Monzo

Il y a quelques heures, nous avons pu apprendre que Visa venait d’investir dans une startup en lien direct avec Monzo, baptisée Currencycloud. Cette dernière joue un rôle important dans les transactions transfrontalières des clients des néo-banques. Plus de 80 millions de dollars ont été investis, ce qui pourrait avoir des retombées pour Monzo et ses concurrents tels que Revolut.

Mais tout ne va pas au plus fort non plus pour la banque en ligne britannique. Le vent en poupe de ses investissements à l’international ne cache pas une actualité locale plus difficile pour Monzo. Le 21 janvier dernier, dans une autre édition du journal The Telegraph, on apprenait que ses clients pourraient avoir des difficultés à calculer leur cote de crédit, alors que Monzo ne travaille pas avec l’une des deux principales agences de notation de crédit anglaise, en choisissant une alternative baptisée TransUnion. En substance, l’absence de ces informations, dans le système britannique, entraînerait les clients à connaître des difficultés dans les contractions de prêts et tout autre produit financier.

Retenez néanmoins que cela ne concerne que les clients qui utiliseront l’application de Monzo comme leur banque principale. Cela sépare ainsi une bonne partie des 3,6 millions de clients de la néo-banque, bien que dans le paysage fintech l’essor de ces banques en ligne devient de plus en plus concurrent pour les banques traditionnelles, sous le statut de banque du quotidien.

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