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Fintech

La néo-banque N26 lève 100M$ de plus, les investisseurs restent confiants

N26 officialise une extension de sa précédente levée de fonds. En cette période de crise, les investisseurs renouvèlent leur confiance dans la néo-banque.

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Sécurité chez N26
© N26

Hier, nous évoquions les difficultés de la pépite allemande N26 qui a du se résoudre à mettre 10% de ses effectifs en chômage partiel. Aujourd’hui, la néo-banque semble repartie de plus belle en annonçant une extension de sa dernière levée de fonds (Série D) pour une valorisation qui reste à 3,5 milliards de dollars.

570 millions de dollars

Avec 100 millions de dollars supplémentaires, ce tour de table initié en 2019 s’élève donc à 570 millions de dollars. C’est davantage que le méga-tour de table de sa rivale Revolut, qui lui a permis de lever 500 millions de dollars en février dernier.

En cette période de crise, N26 prend toutefois un maximum de précautions pour dépenser intelligemment l’argent levé en 2019, et « durer le plus longtemps possible » selon les mots de Georg Hauer, responsable des marchés germanophones.

Dans son communiqué, N26 précise que « cette extension de plus de 100 m$ permettra de continuer à asseoir la position et l’avance de La Banque Mobile dans l’ère du digital ». Jérémie Rosselli nous confiait encore il y a quelques heures que ce modèle de « banque en ligne est en train de devenir une évidence pour beaucoup », et que N26 est la solution pour transformer le secteur.

Découvrir N26

« Au début de son histoire »

La néo-banque se félicite d’avoir eu le soutien de « tous les investisseurs principaux » qui ont remis la main au portefeuille pour soutenir la fintech dans son projet. James Fitzgerald, General Partner chez Valar Ventures rappelle avec « 5 millions de clients à ce jour, N26 n’est qu’au début de son histoire menant à la transformation de l’industrie bancaire dans le monde entier ».

Alors que les dépenses des consommateurs ont chuté lourdement depuis le début de la crise sanitaire, N26 comme beaucoup d’autres néo-banques voit son modèle économique chahuté. La néo-banque relève toutefois des points positifs à cette situation, en rappelant que le nombre de personnes qui ouvrent un compte chez N26 n’a pas chuté drastiquement – et que la moyenne d’âge a augmenté. Par ailleurs, « au cours du mois dernier, nous avons observé les gens délaisser les espèces et se tourner vers le paiement sans-contact et les achats en ligne », explique Jérémie Rosselli.

Alors que Revolut utilise officiellement sa licence bancaire complète en Lituanie (avec pour projet d’élargir sa gamme de produits avec des crédits), il ne serait pas surprenant de voir N26 en faire de même dans les années à venir. Sur son blog, elle rappelle qu’elle souhaite « développer des fonctionnalités et des produits toujours plus innovants et intuitifs » pour faciliter la gestion du patrimoine de ses clients.