La possession d’une Tesla, autrefois symbole de progrès technologique et de conscience environnementale, se transforme en source d’anxiété pour de nombreux propriétaires. Dans quatre villes californiennes, des notes anonymes menaçantes ont été découvertes sur les pare-brises des Tesla, accompagnées parfois de briques. Le message est sans équivoque : vendre avant le 12 février ou subir des actes de vandalisme.
Une contestation qui dépasse les frontières américaines
Le phénomène ne se limite pas aux États-Unis. En Europe, les manifestations contre Tesla et son PDG se multiplient. Aux Pays-Bas, un showroom Tesla a été vandalisé avec des symboles controversés. En Allemagne, des militants ont projeté des images provocatrices sur la façade de la Gigafactory. Cette vague de contestation internationale traduit un rejet grandissant de l’entreprise, directement lié aux prises de position polémiques d’Elon Musk.
Les propriétaires de Cybertruck, le dernier-né de la gamme Tesla, se retrouvent particulièrement exposés. Ces véhicules au design futuriste attirent l’attention des vandales et deviennent des cibles privilégiées pour les graffitis. Tesla a d’ailleurs renforcé la sécurité de ses bornes de recharge, régulièrement prises pour cible.
Un groupe militant derrière les menaces
Derrière ces menaces en Californie se cache une organisation qui se fait appeler « Students Against Nazi Extremism » (SANE). Ce groupe, apparemment lié aux campus de l’Université d’État de Californie, revendique une approche directe pour créer un climat de honte autour de la possession d’une Tesla. Leur objectif déclaré : rendre « pénible » l’achat ou l’utilisation d’un véhicule de la marque.
Le journal Lost Coast Outpost, qui a reçu une lettre du groupe, révèle que SANE considère son action comme une réponse nécessaire aux récentes controverses entourant Elon Musk. Le milliardaire s’est en effet illustré par des prises de position de plus en plus radicales, soutenant publiquement des comptes controversés sur les réseaux sociaux et participant à des rassemblements politiques clivants. Il ne faut évidemment pas oublier son salut nazi réalisé lors de l’investiture du président Trump il y a peu.
Les possesseurs et éventuels acheteurs de Tesla en ont marre des frasques de Musk
Les conséquences de cette situation ne se limitent pas aux menaces. Les ventes de Tesla connaissent une baisse significative aux États-Unis et dans le monde. Les propriétaires actuels éprouvent des difficultés croissantes à revendre leurs véhicules, confrontés à une stigmatisation grandissante. Cette dévaluation inattendue frappe particulièrement ceux qui avaient investi dans une Tesla pour des raisons environnementales, bien avant les récentes controverses.
La police n’a pas encore signalé d’actes de vandalisme majeurs dans les villes visées par les menaces de SANE. Cependant, de nombreux propriétaires ont déjà pris des mesures préventives : installation de caméras de surveillance, modification de leurs habitudes de stationnement, ou même mise en vente précipitée de leur véhicule.
Cette situation met sous le feu des projecteurs un phénomène plus large : l’impact des positions politiques d’un PDG sur la perception de sa marque. Les propriétaires de Tesla se retrouvent malgré eux associés aux controverses d’Elon Musk, à un point que les annonces de Tesla se multiplient sur les sites de vente d’occasion. D’autres ont choisi de coller des stickers sur leur pare-choc évoquant un achat avant qu’Elon Musk ne devienne « zinzin ».
- Des militants menacent de vandaliser les Tesla en Californie si elles ne sont pas vendues
- Le mouvement de contestation contre Tesla s’étend à l’échelle internationale
- Les propriétaires font face à une dévaluation de leurs véhicules et des risques croissants de vandalisme
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