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La Russie n’est plus très sûre de pouvoir quitter l’ISS en 2024

Malgré les annonces de départ, la Russie pourrait bien rester à bord de la station spatiale internationale après 2024.

On allait voir ce qu’on allait voir. En juillet dernier, la Russie annonçait son intention de quitter la station spatiale internationale (ISS) à compter de 2024. Et Roscomos, l’agence spatiale russe, précisait à cette occasion son intention de construire sa propre station orbitale, indépendante des États-Unis.

Le vent semble depuis tourner et le débat se poursuit en Russie. Ce lundi, Sergei Krikalev, responsable des programmes spatiaux habités de la Roscosmos, a déclaré avoir entamé des discussions avec son gouvernement en vue de « prolonger sa participation au programme de l’ISS » et il espère obtenir l’autorisation de continuer l’année prochaine.

La Russie n’a pas les moyens de construire sa propre station spatiale

Comment peut-être expliquer un tel retournement de situation ? À première vue, il est en effet très surprenant de voir la Russie changer d’avis alors que la tension atteint des sommets avec les États-Unis sur fond de guerre en Ukraine.

Oui mais voilà, Sergei Krikalev admet que la nouvelle Station spatiale russe n’a que très peu de chance d’être en état de marche en 2025. Il explique ainsi : « Nous savons que cela ne se produira pas très rapidement, alors nous continuerons probablement à voler sur l’ISS jusqu’à ce que nous disposions d’une nouvelle infrastructure qui nous permettra d’assurer une présence humaine continue en orbite terrestre basse ».

Pour l’heure, et sur le terrain du spatial, la collaboration bat son plein entre la Russie et les États-Unis. D’ailleurs, l’astronaute américain Francisco Rubio s’est récemment rendu à bord de l’ISS en embarquant à bord du vaisseau spatial russe Soyouz.

Mais le pays de Vladimir Poutine lorgne aussi du côté de la Chine. Il était en effet envisagé dans un premier temps que les cosmonautes russes décollent et s’entraînent à bord de la station spatiale chinoise après 2024.

Il est important de préciser pour finir que la Russie fait face à une fuite des talents depuis son invasion de l’Ukraine et qu’il est probablement très difficile dans ces conditions de concevoir une station spatiale.

Dans les premières semaines qui ont suivi le début de la guerre, l’Association russe des communications électroniques a d’ailleurs noté que 50 000 à 70 000 travailleurs des nouvelles technologies ont fui le pays. Cela représente environ 10 % des emplois du secteur. Le déclenchement de la mobilisation il y a quelques semaines n’a pas dû arranger les choses, bien que nous ne disposons pas encore de chiffes précis à ce sujet.

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