Tout le monde s’en doutait, mais l’annonce est tombée officiellement aujourd’hui. Alors que la guerre en Ukraine débutée il y a quelques mois, rendant les discussions encore plus compliquées, la Russie a décidé de quitter l’ISS à compter de 2024. Roscosmos, l’agence spatiale russe, a également annoncé son intention de construire sa propre station orbitale, qui construit et opère indépendamment des États-Unis.
Ce n’est pas la première fois qu’un pays se retire de l’ISS. La Chine avait récemment pris la décision de ne plus prendre part au programme international, elle qui critiquait les choix faits dans le roulement des astronautes. Après l’Empire du Milieu, c’est donc au tour de la Russie de repartir dans une souveraineté nationale.
La Russie quitte l’ISS juste avant la fin
À l’origine c’est l’ISS dans son ensemble qui aurait du prendre fin en 2024, mais la NASA a décidé, d’un commun accord avec l’ESA et les autres agences spatiales de prolonger le contrat de la station spatiale internationale jusqu’en 2030. Mais cela se fera donc sans la Russie.
Alors que la très récente nomination (surprise) d’un nouveau patron à la tête de Roscomos avait laissé entrevoir une éclaircie dans le ciel géopolitique, l’arrivée de Louri Borissov marche finalement sur les pas de son prédécesseur Dimitri Rogozine. L’ancien patron de l’agence spatiale russe était en effet très dur avec la NASA et les agences occidentales.
Malgré la fin de la relation entre la Russie et l’ISS, des missions conjointes devraient avoir lieu entre la NASA et Roscomos dans les prochains mois, permettant de faire notamment décoller une cosmonaute depuis le sol américain et une fusée Falcon 9 de SpaceX.
Ce décollage, très fort en symbole, devrait malgré tout rester sans lendemain et les tensions entre la Russie et les États-Unis n’iront pas en s’améliorant dans les prochaines années. Alors que la Russie se renferme encore plus sur elle-même, nous savons pour le moment que très peu de choses sur le prochain programme spatial de l’agence.
La Russie : la nouvelle alliée de la Chine
Si la Russie a annoncé qu’elle allait construire sa propre station spatiale, mais personne ne sait encore quand cette dernière prendra son envol en orbite. Le plus probable étant que, au moins pour le moment, les cosmonautes russes décollent et s’entraînent dans la station spatiale chinoise.
Le monde du spatial semble donc se diviser en trois grandes familles. La première, celle qui restera dans l’ISS pour le moment, est formée des différentes agences spatiales occidentales (NASA, ESA, JAXA…). La seconde devrait-elle concerner les entreprises privées, qui luttent les unes contre les autres pour récupérer des marchés et des installations déjà en orbite (comme l’ISS). Les grands acteurs de ce domaine sont les SpaceX, Axiom, Blue Origin ou encore Virgin Galactic.
Enfin, le dernier bloc qui semble se dessiner est finalement celui de la Russie et de la Chine. Disposant tous les deux d’un secteur privé très proche de l’état, la Russie et la Chine font aujourd’hui bande à part dans le monde du spatial, et pourrait travailler conjointement dans une lutte à la Lune menée face à la NASA et les acteurs privés américains.
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