L’an dernier la Terre a eu, pendant une courte période de temps, deux lunes. Un phénomène étrange, invisible à l’œil nu, qui a soulevé tout un tas de questions au sein du monde scientifique. Mais après une analyse poussée de ce morceau de roche, les chercheurs pensent connaître l’origine de cette mystérieuse deuxième lune.
En effet, les scientifiques supposent que ce petit bout de roche est en réalité un fragment de notre Lune, qui se serait détaché de la surface suite à la chute d’une météorite il y a plusieurs milliers d’années. Bien que qualifié de « deuxième lune » en raison de son orbite très proche de la Terre, ce morceau de roche, nommé 2024 PT5, est loin de concurrencer notre Lune.
Une roche lunaire
Avec ses 10 mètres de diamètre, il est invisible à l’œil nu. Même les scientifiques ont eu du mal à le repérer. Il n’a été découvert qu’au printemps 2024, alors qu’il se rapprochait de la Terre. Une récente étude suggère que cette orbite, très proche de la nôtre, serait la preuve de son origine lunaire.
Publiée dans la prestigieuse revue Astrophysical Journal Letters, cette idée défend l’hypothèse selon laquelle 2024 PT5 aurait été arraché à la surface de la Lune avant de flotter dans l’espace. Teddy Kareta, astronome à l’Observatoire Lowell en Arizona et principal auteur de cette étude, explique qu’il a découvert des minéraux de silicate, un composé chimique qui ne se retrouve pas en temps normal sur les astéroïdes.
Ces minéraux sont par contre présents en nombre sur la Lune et ils ont déjà été analysés dans des roches lunaires, suite aux missions Apollo notamment. Avec une telle ressemble géologique, les deux lunes étaient évidemment liées entre elles.
Une origine humaine ?
La dernière hypothèse à vérifier pour les scientifiques était de savoir si cette deuxième lune n’était pas d’origine humaine. En effet, les minéraux de silicate sont présents en nombre dans nos constructions, notamment dans des morceaux de fusées.
En 2020 la Terre avait déjà eu une « deuxième lune » temporaire, mais cette dernière était en réalité un morceau d’une ancienne fusée. Après ce faux espoir, les scientifiques voulaient s’assurer de l’origine extra-terrestre de 2024 PT5.
Pour savoir si un objet céleste est naturel ou non, les observatoires ont une méthode infaillible. Ils surveillent la vitesse de l’objet en question. Dans le vide de l’espace, les rayons du Soleil, composés de photons, exercent une très légère force de poussée sur tous les objets.
Si cette propulsion photonique n’a aucun impact sur les astéroïdes, beaucoup trop lourd, elle peut être détectée sur de grands objets légers, comme des morceaux de fusées. Dans le cas de 2024 PT5, c’est le doctorant Oscar Fuentes-Muñoz qui s’est chargé de surveiller sa vitesse dans le vide. Après des semaines de suivi, il assure que cet objet n’est pas d’origine humaine.
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