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La société 23andMe veut détecter les risques de diabète par la génétique

La société spécialisée dans les tests ADN 23andMe peut maintenant vous dire si vous courez un risque accru de développer une maladie courante au cours de votre vie.

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ADN

En mars, l’entreprise de tests génétiques destinés aux consommateurs a publié un nouveau rapport qui calcule le risque de développer le diabète de type 2 en fonction du code génétique de cette personne.

Environ 30 millions de personnes aux États-Unis sont atteintes de diabète, dont la majorité sont de type 2. En France, la proportion est à peu près identique puisque selon le Centre Européen d’Étude du Diabète, une personne sur dix est touchée par la maladie, et l’on estime que 500 000 à 800 000 personnes seraient diabétiques sans le savoir. Selon les Centers for Disease Control and Prevention, 84 millions d’autres personnes, soit environ un tiers des adultes américains, souffrent de prédiabète, ce qui peut mener au diabète de type 2.

Querelle d’experts sur le dépistage génétique du diabète

En s’appuyant sur les données récoltées depuis plusieurs années dans la génétique, la société 23andMe (qui appartient à Anne Wojcicki, épouse de Sergey Brin, cofondateur de Google et investisseur dans la société) a pour but d’afficher le risque relatif que court l’utilisateur du test à un âge donné de développer le diabète, compte tenu de l’information génétique dont il dispose. Une statistique fondée sur la génétique et les données auto-déclarées d’environ 2,5 millions d’utilisateurs de 23andMe qui ont consenti à participer à la recherche. L’analyse incorpore 1 000 variantes génétiques associées au diabète de type 2, bien que 23andMe n’ait pas encore publié son modèle afin qu’il soit analysé par d’autres scientifiques.

Ce qui pose de toute évidence un problème à certains experts du domaine, comme le Docteur Jason Baker, endocrinologue chez Weill Cornell Medicine et NewYork-Presbyterian. Selon lui, comme le rapportent nos confrères de Business Insider, on ne connait aucune mutation génétique qui puisse causer un diabète de type 2. On connait en revanche assez bien un certain nombre de facteurs qui peuvent augmenter ce risque chez une personne, comme le surpoids et le fait que les membres de sa famille immédiate, comme ses parents ou ses frères et sœurs, en soient atteints. On sait également qu’une mauvaise alimentation et un manque d’exercice physique sont d’autres facteurs-clés qui peuvent augmenter le risque de diabète. Mais selon le Docteur Jason Baker, la génétique n’entre pas en ligne de compte pour évaluer le risque de ses patients.

Pour lui,des rapports comme celui de 23andMe sont encore relativement nouveaux et, bien sûr, la génétique n’est qu’un des facteurs qui peuvent contribuer au risque de diabète de type 2.

Un avis que ne partage pas tout à fait le Docteur Monica Gupta, endocrinologue chez CareMount Medical à New York, qui est au contraire optimiste quant à ce qu’un test comme celui de 23andMe pourrait faire pour aider les patients à être plus conscients du risque potentiel de développer le diabète et les motiver à agir. Ceci concernant plus particulièrement les fameux diabétiques qui s’ignorent.

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