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Le FSD de Tesla poursuit sa conquête européenne : au tour de la Belgique de l’autoriser sur ses routes

La Belgique ouvre ses routes au Full Self-Driving de Tesla. Après les Pays-Bas, c’est donc un deuxième pays européen franchit le pas. Une décision qui est loin d’être anodine.

Elon Musk progresse, doucement mais sûrement. En Belgique, la Flandre vient d’autoriser Tesla à tester son Full Self-Driving (FSD), a annoncé, ce mercredi 13 mai, le cabinet de la ministre régionale Annick De Ridder. Si les tests pourraient démarrer dès cette semaine, un seul véhicule est pour l’instant concerné, d’après Reuters.

Celui-ci doit parcourir environ 5 000 kilomètres pour évaluer les éventuelles différences entre l’infrastructure routière belge et celle des Pays-Bas, où le FSD est déjà autorisé. « Si les résultats sont positifs, il sera possible de travailler rapidement à une homologation européenne provisoire », a indiqué Annick De Ridder dans un post sur X.

À noter qu’une autorisation accordée par la Flandre s’applique à l’ensemble du territoire belge, ce qui donne à cette décision une portée nationale immédiate.

Tesla Energie
© Milos Ruzicka / Shutterstock.com

C’est quoi, le FSD ?

Si ce terme signifie littéralement « conduite entièrement autonome », il prête à confusion, et a d’ailleurs déjà valu à Tesla des condamnations aux États-Unis pour publicité trompeuse. Car dans les faits, il ne s’agit pas d’une voiture qui se conduit toute seule. Du moins, pour l’instant.

Le FSD est un logiciel qui permet au véhicule de gérer accélération, freinage et direction de manière automatisée, dans certaines conditions de circulation. Mais le conducteur doit rester attentif à tout moment, les mains à portée du volant, prêt à reprendre le contrôle. C’est ce que les spécialistes appellent une conduite semi-autonome, ou autonomie de niveau 2+.

Disponible aux États-Unis depuis plusieurs années, le système a fait l’objet de plus de 1,6 million de kilomètres de tests en Europe avant d’obtenir ses premières autorisations sur le continent.

Tesla Standard (3)
© Tesla

Une conquête de longue haleine

Ce sont les Pays-Bas qui ont ouvert la voie au dispositif en avril dernier, devenant le premier pays de l’Union européenne à approuver officiellement le FSD sur ses routes. C’est précisément ce précédent qui a poussé la Flandre, proche géographiquement et culturellement de son voisin, à accélérer le mouvement.

Mais à l’échelle européenne, la partie est loin d’être gagnée. Des votes déterminants sont attendus en juillet et octobre, et plusieurs régulateurs émettent de sérieuses réserves. Les pays nordiques s’interrogent, par exemple, sur la capacité du système à fonctionner en sécurité sur des routes verglacées, ou encore sur la présence d’animaux sauvages comme les orignaux.

De son côté, Elon Musk se dit confiant quant à une approbation rapide à l’échelle du continent. Reste à convaincre des régulateurs qui, eux, prennent le temps de la prudence.

Notre analyse

Symboliquement, l’aval de la Belgique envoie un signal fort. Après les Pays-Bas, c’est un deuxième pays européen qui ouvre ses routes au FSD de Tesla, et ce dans un délai très court. Une dynamique qui pourrait peser dans les discussions réglementaires à venir au niveau de l’UE.

Chaque feu vert national renforce la position de Tesla face à des régulateurs encore hésitants, et rapproche un peu plus le FSD d’une homologation continentale.

  • La région flamande a autorisé Tesla à tester son logiciel FSD sur les routes belges, avec un seul véhicule et sur environ 5 000 kilomètres.
  • Le FSD est un système de conduite semi-autonome : la voiture se pilote seule dans certaines conditions, mais le conducteur doit rester attentif à tout moment.
  • Après les Pays-Bas, la Belgique devient le deuxième pays européen à franchir le pas, un signal fort.

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