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Firefly Aerospace rejoint l’orbite dès son deuxième vol

La société Firefly vient de réussir le deuxième lancement de sa jeune histoire. Le premier vers l’orbite pour la fusée Alpha.

Aux États-Unis le pas de tir de Cap Canaveral est sans doute le plus connu, mais il est loin d’être le seul. Si le site floridien est utilisé par la NASA ou encore SpaceX pour des missions spatiales très médiatisées, d’autres fusées décollent depuis le continent nord-américain sans jamais passer par la pointe floridienne.

C’est notamment le cas « d’Alpha », la nouvelle fusée de la société Firefly. Elle s’est élancée cette semaine depuis le pas de tir de Vandenberg en Californie. Samedi dernier, Firefly réalisait pour la deuxième fois une tentative de lancement vers l’orbite terrestre. Un peu plus tard dans le week-end, les têtes pensantes de la société ont confirmé que la mission était « une réussite à 100 % ».

Les trois satellites embarqués dans la fusée ont été déposés en orbite comme convenu. L’entreprise s’est réjouie d’être la première société au monde à réussir à atteindre l’orbite sur son deuxième vol seulement. Le premier vol, qui a eu lieu en septembre 2021, a explosé au milieu de sa montée dans l’atmosphère terrestre.

Alpha : le nouveau lanceur à la mode pour rejoindre l’orbite ?

Avec sa fusée Alpha, Firefly propose une première option pour rejoindre l’orbite. Avec une capacité de lancement dépassant à peine la tonne de charge utile en orbite basse, Firefly est encore loin de rivaliser avec les grands noms du domaine comme SpaceX ou Rocket Lab. À titre de comparaison, la Falcon 9 est capable d’envoyer 20 tonnes en orbite basse (dans sa version 1.2).

Forte de cette réussite, la société Firefly doit lancer de nouvelles fusées avant la fin de l’année. Le vol Alpha 3 devrait avoir lieu à la fin du mois de novembre. La fusée devrait lancer de nouveaux satellites en orbite. Si le vol Alpha 2 n’a atteint que l’orbite basse, Firefly espère à terme réussir à rejoindre les 500 kilomètres d’altitude et les orbites héliosynchrones.

Firefly : l’entreprise qui monte

Ce nouveau vol confirme la bonne période de la société. Il y a un peu plus d’un mois, Firefly signait un partenariat avec l’historique entreprise Northrop Grumman. L’idée derrière ce contrat est de construire un premier étage de la fusée Antares de Northrop Grumman.

Jusqu’à aujourd’hui la fusée Antares était produite en Ukraine pour le compte de Northrop Grumman. Équipée de moteurs russes, les RD-181, elle n’a pas pris les airs depuis le début de la guerre en Ukraine. Antares est surtout utilisée dans des contrats longs liant la fusée à la NASA pour faire de la logistique vers l’ISS (la station spatiale internationale).

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