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L’astuce folle (mais interdite) d’un automobiliste parisien pour éviter le stationnement payant

À Paris, certains automobilistes plongent littéralement dans l’absurde.

Quiconque habite à Paris et y roule en voiture régulièrement sait à quel point la capitale est une jungle, à la fois pour se déplacer, mais aussi pour stationner. La Ville Lumière n’est plus l’amie des voitures : travaux, zones piétonnes, voies réservées aux bus, zones à faibles émissions (ZFE), etc.

Une situation qui pousse de nombreux automobilistes à frauder pour ne pas mettre la main au portefeuille lorsqu’ils se stationnent dans une zone payante. Plusieurs astuces existent pour cela ; toutes illégales bien sûr ; mais un automobiliste est allé un peu loin afin d’éviter de payer sa place.

Une technique qui tombe à l’eau

Le 25 janvier dernier, aux abords du splendide Palais Galliera dans le 16ᵉ arrondissement (avenue Pierre 1ᵉʳ de Serbie), un conducteur venant du Val-d’Oise était visiblement déterminé à ne pas contribuer au trésor municipal. Pour masquer ses plaques d’immatriculation, a sorti de son coffre une paire de palmes de plongée pour les fixer à l’avant et à l’arrière de sa Kia.

Cela peut paraître ridicule, mais cacher ses plaques restent encore la « meilleure » astuce pour échapper à l’œil attentif des voitures LAPI (Lecture Automatique des Plaques d’Immatriculation). Ces véhicules, devenus l’épouvantail moderne des « stationneurs » récalcitrants, sillonnent la capitale à la recherche des contrevenants, flashant automatiquement les véhicules sans ticket.

Équipées de caméras et d’un logiciel utilisant des algorithmes de reconnaissance optique de caractères (OCR), elles sont très efficaces… lorsqu’elles peuvent encore lire les plaques. Si elles n’y ont pas accès, le système LAPI ne peut pas identifier le véhicule et ne peut donc émettre de contravention automatique.

Notre petit malin avait sans doute posé son équation : risquer une amende de 135 euros (ou 90 euros en cas de paiement rapide) pour s’épargner une dépense de 126 euros pour seize heures de stationnement dans cet endroit de la capitale.

Un calcul probabiliste qui reflète une évaluation personnelle des risques de contrôle classiques ; par des agents en patrouille ; jugés manifestement faibles par notre protagoniste. La pratique est bien évidemment proscrite par le Code de la route, qui stipule dans son article R317-8 : « Chaque plaque doit être maintenue dans un état d’entretien permettant la lecture des inscriptions qu’elle comporte ».

Une formulation administrative qui, traduite en langage humain, interdit formellement de dissimuler sa plaque, que ce soit avec des feuilles mortes, des sacs plastiques, des cartons ou, innovation du jour, des palmes de plongée. Si l’astuce de notre plongeur urbain prête à sourire, elle demeure une infraction caractérisée : l’originalité n’est et ne sera jamais une circonstance atténuante aux yeux de la loi.

  • À Paris, un automobiliste a tenté d’éviter de payer son stationnement en recouvrant ses plaques avec des palmes de plongée.
  • Bien que créative, cette pratique reste totalement illégale et passible d’une amende de 135 euros.
  • Ce genre d’astuces vise principalement à contourner les contrôles automatiques des véhicules LAPI.

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