Décidément, la commercialisation du Boeing 787 Dreamliner est une vraie plaie pour le constructeur aéronautique américain. Après l’arrêt du mythique 747, c’est d’un autre long courrier dont il est question de suspension, vient d’annoncer l’agence américaine de supervision de l’aviation (FAA).
L’avion n’en est pas à sa fin de carrière, mais multiplie les problèmes de sécurité. Déjà en 2021 et en 2022, sa production avait dû s’arrêter. Heureusement pour lui, il ne s’agirait ce jour que d’un défaut de documentation et non de fabrication.
En Bourse, son titre perd 3,35 % en début de séance ce vendredi. La patience des investisseurs en prend une nouvelle fois un coup. Avec des conséquences presque aussi fortes que les gros problèmes de sécurité sur ses nouveaux 737 Max, Boeing doit une nouvelle fois réviser le 787 Dreamliner.
La loi des séries
Aujourd’hui, il est pointé du doigt pour une erreur d’analyse au niveau des cloisons de pressurisation de son fuselage, à l’avant de l’appareil. Les raccords au niveau du fuselage avaient déjà suspendu la production par le passé, tout comme des défauts du stabilisateur horizontal.
Le Boeing 787 Dreamliner est un appareil tout aussi important pour Boeing que le 737 Max car il vient à concurrencer Airbus et ses nouveaux A350, à l’heure où les compagnies remplacent leurs anciens long-courriers peu efficients. Le 787 est à ce jour le plus économe des appareils de Boeing, en attendant peut-être le nouveau 777X (qui lui aussi a connu des ennuis).
Il est pourtant la victime de nombreux problèmes, qui avaient déjà commencé avant 2010 avec des retards importants dans son développement. En novembre 2020, son carnet de commandes fut une nouvelle fois arrêté pour des fixations de plancher “non conformes aux normes d’ingénierie”.
Avec plus de 400 appareils à livrer encore en août 2022, les chaînes de production s’arrêtent donc une nouvelle fois aujourd’hui. La seule bonne nouvelle pour Boeing étant que la situation ne devrait pas entraîner de modifications dans la conception de ses appareils. Il ne s’agirait finalement que d’une erreur d’analyse ayant entraîné, par son fournisseur partenaire Spirit AeroSystems, une erreur dans la documentation.
“Un rappel indésirable des erreurs du passé, que j’espère bref”, déclarait l’analyste de JP Morgan, Seth Seifman, dans une note partagée par l’agence Reuters. En attendant, Boeing devra encore faire face à la pénurie d’approvisionnement de ses pièces, tout comme ses problèmes de main-d’oeuvre. Une situation qui continue elle aussi a empêché l’action de la société de s’envoler en Bourse.
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