Suivez-nous

Fintech

Le Brésil, terre d’accueil de la plus grosse néo-banque au monde

Nubank a réussi en seulement sept ans à devenir l’une des néo-banques les plus appréciées.

Il y a

  

le

 
Nubank Bresil
© Nubank

Détrompez-vous, la médaille de la néo-banque la plus populaire n’est pas remportée par N26, Revolut ou encore Monzo. Les trois établissements européens sont, tout comme Chime aux États-Unis, derrière le mastodonte brésilien du nom de Nubank. Depuis 2013, l’année de sa création, la banque mobile s’est peu à peu intégrée dans la vie des Brésiliens.

Lundi 1er juin, la néo-banque a passé un nouveau cap historique. Elle a atteint les 25 millions d’utilisateurs, loin devant Revolut qui espérait atteindre les 20 millions de clients en 2020, mais qui pourrait revoir à la baisse ses prévisions. Pour l’heure, Nubank est donc la banque numérique indépendante la plus populaire au monde.

Un marché opportun

Dans un discours à l’occasion de ce nouveau palier franchi, le PDG de Nubank David Vélez a fait une référence classique à la banque traditionnelle, en pointant du doigt ses défauts et en espérant « redonner le contrôle de leur argent » à ses clients. Un discours cachant la réalité du marché local, qui permet d’expliquer plus facilement pourquoi la fintech et en particulier la néo-banque a pu faire sa place.

En effet, à travers ses 110 millions d’actifs, le Brésil ne compte que 50 millions de personnes titulaires d’un compte courant et détenteurs d’une carte bancaire. Un eldorado pour le modèle des néo-banques accessibles depuis un smartphone, pas cher et aux conditions moins strictes. En même temps, le Brésil fait partie des pays les plus connectés, figurant à la quatrième place du classement, bien que ses banques ne soient pas assez compétitives pour proposer de meilleures banques en ligne. Un boulevard pour les néo-banques.

Le marché incite de plus en plus de startups à venir lancer leurs nouveaux services, notamment pour mettre en place les paiements numériques, comme c’est le cas aux États-Unis avec Cash App. Malheureusement, avec la crise sanitaire et économique liée à l’épidémie de COVID-19, d’autres ont dû prendre la décision de remettre à plus tard leur arrivée. C’est le cas de N26, la néo-banque germanique basée à Berlin.

Nubank cherche à se déployer

Bien qu’il s’agisse d’un marché opportun et dans lequel elle est déjà bien positionnée, le Brésil n’est pas une limite à Nubank. L’établissement souhaite déployer son offre sur d’autres marchés, et ses services ont déjà gagné le Mexique en mars dernier. En attendant, sa position continue d’attirer les investisseurs. En juillet 2019, Nubank avait bouclé un tour de table de 400 millions de dollars. Aujourd’hui, 20 % de ses nouveaux clients n’ont jamais eu de carte bancaire, de quoi l’aider à devancer Revolut de près de 15 millions de clients encore.

Square, l’ennemi numéro 1 des néo-banques européennes

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *