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Pourquoi le Brexit ne va pas faciliter le travail de la police britannique

En cas de Brexit sans accord, la police britannique pourrait perdre l’accès aux bases de données utilisées par les polices des pays membres de l’Union Européenne.

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Le Parlement Européen
© NC

En cas de Brexit sans accord, la police britannique pourrait se retrouver sans accès aux mandats d’arrêt européens, aux ordonnances d’enquêtes européennes ou au système d’information Schengen II.

Une police britannique sans accès aux bases de données européennes ?

La démission de Theresa May de son poste de premier ministre britannique et son remplacement par le fantasque Boris Johnson, qui assure qu’il mènera à bien une sortie de l’Europe du Royaume-Uni avant la date du 31 octobre, risque de conduire à une sortie sans accord. Celle-ci aura des répercussions qui vont bien au-delà de ce que l’on peut penser en termes politiques et économiques. Certains évoquent même l’arrêt de Netflix ou de Spotify. En effet, un rapport commandé par le Centre international de coordination de la criminalité (ICCC), une unité du Conseil des chefs de la police nationale axée sur le Brexit, montre que la police britannique pourrait se retrouver dans une situation délicate.

Avec l’arrivée de Boris Johnson au 10 Downing Street, tous les scénarios de sortie du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union Européenne et notamment les chances de voir un Brexit dur se profilent, soit une sortie sans accord avec Bruxelles. Un tel scénario affectera sans nul doute de nombreux pans économiques et politiques du Royaume-Uni, mais aussi d’autres aspects comme par exemple la police ou bien encore des restrictions de Netflix et de Spotify.

Les forces de l’ordre britanniques pourraient effectivement perdre leur accès aux mandats d’arrêt européens, aux personnes disparues, aux ordonnances d’enquêtes européennes ou au système d’information Schengen II, qui permettent aux agents de saisir et de consulter des alertes concernant des personnes ou des objets. Une perte d’accès suite au Brexit qui pourrait donc causer de nombreux soucis à la police d’autant plus que Boris Johnson a annoncé son intention de recruter 20 000 policiers « pour lutter contre le fléau de la criminalité ». Le nouveau premier ministre britannique a effectivement fait des efforts de renforcement de la lutte contre la criminalité l’un des piliers de son administration.

Vers un passage par Interpol pour éviter le problème ?

Un porte-parole de la Britain’s National Crime Agency (NCA) a refusé de commenter le rapport mais a nié que les alertes sur la base de données SIS II aient été transférées directement dans les systèmes britanniques dans le cadre des préparatifs du Brexit, un acte qui pourrait être illégal. Le porte-parole a déclaré que les États membres de l’UE sont plutôt encouragés à partager les alertes Schengen II avec Interpol, où les informations pourraient toujours être consultées légalement par le Royaume-Uni, une fois le pays sorti de l’Union Européenne.

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Benoit

    2 août 2019 at 9 h 10 min

    Bonjour,

    Il serait bien qu’avec des arguments contre le brexit on dise un peu de temps en temps ce qu’ils vont gagner.

    Je suis assez attristé de voir que des sites comme le votre suit la Pravda européenne sans prise de recul.

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