C’est indéniable : le bouton “J’aime” de Facebook a façonné Internet comme nous le connaissons aujourd’hui. Sur le réseau social, cette fonctionnalité emblématique a rapidement marqué les utilisateurs qui l’ont utilisé massivement pour signifier leur enthousiasme et leur approbation. C’est même devenu un réflexe pour les internautes. Si bien qu’on retrouve ce pouce en l’air un peu partout sur la toile.
Toutefois, le bouton “J’aime” déplaisait fortement à Mark Zuckerberg, le papa de Facebook. Au point qu’il s’est longtemps opposé à son déploiement. Sans cette fonctionnalité, rien n’aurait été pareil pour les internautes.
Une fonctionnalité anodine qui a tout bouleversé
Le déploiement du bouton “J’aime” sur Facebook semble bien anodin. Mais c’est loin d’être le cas. Ce pouce en l’air a subtilement changé la manière d’interagir en ligne. Avec l’arrivée du bouton “J’aime” de Facebook est née la culture de la dopamine numérique… La récompense instantanée. Recevoir des likes sur une publication libère de la dopamine dans le cerveau des utilisateurs. Cette gratification immédiate prend de plus en plus de place, et a énormément contribué à renforcer l’usage compulsif des réseaux sociaux. Car, évidemment, l’engouement provoqué par ce simple bouton a inspiré bien d’autres plateformes, comme X (ex-Twitter) ou encore Instagram.
Mais à l’origine, Mark Zuckerberg s’est fermement opposé au bouton “J’aime” de Facebook. En 2007, les équipes du réseau social sont à la recherche d’une fonctionnalité pour permettre aux utilisateurs d’exprimer simplement et rapidement leur enthousiasme pour les contenus publiés. Plusieurs idées voient le jour, comme une étoile, un signe plus ou… Un pouce en l’air.
Le fondateur de Facebook se montre particulièrement réticent. Il craignait de surcharger le réseau social et de perdre les utilisateurs avec une fonctionnalité trop ordinaire à son goût. Avec la possibilité d’interagir plus rapidement avec ce pouce en l’air, Mark Zuckerberg avait peur que les utilisateurs ne commentent plus les publications du réseau social et que Facebook devienne un nid à réactions superficielles, à la place d’un lieu d’échanges de pensées.
Il aura fallu deux ans pour le fondateur de Facebook accepte enfin de déployer le bouton “J’aime”. Ce dernier a, d’ailleurs, failli être appelé le bouton “Awesome”. Face aux tests montrant une hausse de l’engagement, Mark Zuckerberg est contraint de capituler. C’est ainsi qu’en février 2009, Facebook dévoile une toute nouvelle fonctionnalité et elle va bouleverser Internet. Pour le meilleur, comme pour le pire.
La machine est donc lancée. L’engouement est tel que Facebook fait évoluer le bouton “J’aime” en 2016. Depuis presque une décennie, les utilisateurs ont la possibilité de nuancer leur ressenti avec les réactions “J’adore”, “Haha”, “Waouh”, “Triste” et “Grrr” en plus du traditionnel bouton “J’aime”.
C’est ainsi qu’un petit bouton anodin dont Mark Zuckerberg ne voulait pas a profondément impacté et transformé Internet dans le monde entier.
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