Le graphique qui va vous convaincre de vous intéresser au mobile

La question que se posent tout ceux qui ont envie de créer une startup est la suivante : dois-je fonder ma startup sur un site web ou une application mobile ?

Article rédigé par Serge Roukine. Entrepreneur et auteur, il est le fondateur de Codeur.com, place de marché des freelances, co-fondateur d’Affiz et organise AppDays, la première conférence sur les applications mobiles, dont Presse-citron est partenaire.

La question que se posent tout ceux qui ont envie de créer une startup est la suivante : dois-je fonder ma startup sur un site web ou une application mobile ? Après les ventes très médiatisées d’Instagram et de Draw Something et le succès apparent de startups uniquement mobiles comme Square ou Über, la question mérite en effet d’être posée.

Voici un graphique qui apporte un élément de réponse. La quantité des terminaux connectés à internet dans le monde depuis 2000 avec une perspective jusqu’en 2016.

etude global internet device sales

(source)

Il apparait clairement qu’il existe déjà plus de terminaux mobiles accédant à internet que d’ordinateurs individuels, et que cette tendance va en s’amplifiant de façon exponentielle. Les ordinateurs ne vont pas disparaitre, mais clairement, le nombre d’utilisateurs de terminaux mobile grimpe à toute vitesse.

Pire, dans quelques années, nous aurons toute une population d’internautes qui n’auront jamais utilisé de PC (c’est à dire qui travailleront majoritairement ou exclusivement sur tablette et smartphones). De ce fait, même s’il n’est pas obligatoire de monter une application mobile pour toutes les startups, les services web doivent rapidement se mettre à l’heure du mobile et être utilisable sans effort sur smartphones et tablettes.

Faire l’impasse sur le mobile aujourd’hui, c’est un peu comme se lancer dans la vente par catalogue papier en 2000 sans faire de site web. Ca peut marcher, mais c’est dommage de se couper d’un marché en si forte croissance !

Pour en savoir plus sur la création d’application mobile, rendez-vous à la conférence AppDays le 9 novembre à Paris.


18 commentaires

  1. Bon, Serge, on a bien compris que vous aviez une conf’ à annoncer… ! (je taquine gentiment)
    si nous fréquentons ce site c’est bien parce qu’on a perçu l’intérêt du mobile dans le monde de l’internet, le taulier en vante les mérites depuis + 5 ans, donc ce n’est pas un simple graphique qui va nous convaincre (graphique qui comme les infographies de tout poil pullulent sur le net et mériteraient d’être commentés et interprétés parce qu’elles simplifient souvent et mériteraient une mise en perspective).
    A noter que, à côté des applis, bcq de sites web sont visités avec des tablettes, il faut penser aussi à les optimiser pour ce terminal qui deviendra un incontournable dans le futur plus ou moins proche

  2. Bonjour,

    Je suis plutôt d’accord avec Citron Mecanic, je pense que l’enjeu d’avenir se situe surtout au niveau tablette qui est 1 bonne combinaison du smartphone et du PC.
    Après, cela dépend aussi de sa branche d’activité et du public visé.
    Mais il est clair que l’idéal est d’être présent sur l’ensemble des canaux, surtout si on vise 1 public le plus large possible.

  3. « c’est à dire qui travailleront majoritairement ou exclusivement sur tablette et smartphones »

    Il faudrait pour ça pouvoir réellement travailler sur une tablette et un smartphone.
    Ces deux périphériques excellents dans deux choses: la mobilité et la CONSULTATION de données, auxquelles on peut éventuellement dans le captage de données brutes (sons, images, vidéos).

    Mais ils sont absolument calamiteux pour tout ce qui touche à la manipulation des données en elles-même, ce qui constitue l’essence même de la notion de ‘travail’.

  4. Ce graphique n’a rein d’étonnant, on ne peut plus acheter autre chose qu’un smartphone maintenant. Ce qui serait intéressant serait de savoir le même graphique mais avec le nombre d’appareil se connectant régulièrement à internet.

  5. @citron-mecanic : oui, j’ai une conf à annoncer, mais j’essaie de partager des infos intéressantes, c’est gagnant-gagnant 🙂

    @bruno : on ne sait pas de quoi après-demain sera fait, mais c’est clair que le mobile (sp et tablette) vont y jouer un rôle important. Ce graphique est intéressant car il montre une disproportion qui ne parait pas évidente à première vue.

    @brazomyna : de plus en plus d’app sont dédiées à la création. Si tu as des enfants, regarde la différence entre une tablette et un ordi. En général il n’y a pas photo, pour eux la tablette est mieux. D’ailleurs j’entends des gens me dirent qu’ils tapent maintenant plus vite sur iPad que sur PC …

    @Marco : le graphique est intéressant je trouve, mais il révèle une donnée importante que je n’ai pas soulignée dans l’article : ce sont des chiffres mondiaux et ça signifie que dans certains pays les gens s’équipe(ro)nt plus naturellement de terminaux mobiles que de PC, par soucis d’économie ou parce que de toutes façons l’internet est sans fil.

  6. Surtout que les usages sont clairement différents ! Qui peut rester plusieurs heures sur son smartphone pour consulter maints sites internet, et se voir abreuver de pub par la même occasion…. ?

    Je prédis surtout une bulle qui va nous éclater à la gueule comme en 1999-2000…

  7. Oui, mais d’un autre côté les mobiles affichent de plus en plus les versions normales des sites…
    Et puis avoir un smarphone, ce n’est pas forcement pour surfer en ce moment quantité de smartphone Android se retrouve dans les mains de personnes qui n’ont pas forcément le forfait adapté ou simplement comme chez moi qui n’ont pas une qualité de réception suffisante pour faire de l’internet.
    Le graphique est surement juste, encore que moi je verrais une baisse des ordis au profit de plus de tablettes, quand on y a goûté on s’en passe plus et je pense bien que mon portable Dell se verra remplacer par un concept tel que le ou la TF700 ? Au fait vous classez cette objet comment Tablette ou ordi ?

  8. @Fran6t : La tablette tactile reviens au format PC portable, de plus en plus de fabriquant y ajoutent un clavier (asus transformer, surface, ipad…) On en revient au tablette PC d’il y a dix ans (tactile également mais avec un stilet) à deux différences majeures près : 1) La tablette PC était trop encombrante la technologie ne permettait pas tant de finesse ou pas à un prix grand public. Donc difficile de profiter de son côté mobilité. 2) Les systèmes d’exploitation se sont fermés. Une tablette PC permettait l’utilisation de tous les logiciels installés sur un PC fixe, les tablettes tactiles sont quant à elles bridés par un magasin d’applications nécessitant un développement spécifique… Ces quelques observations me font dire que les sites web et autres système SaaS sont les seuls à permettre un investissement fiable dans le temps. Avec la diversification des des OS le logiciel coûtera trop cher pour être sur tous les supports : Android, iOS, Windows 8, BB10 et que sais-je encore. Pour être présent de partout (PC, portables, mobiles, eeepc, ultraportables, tablettes tactile etc…) Le seul support commun à tous est le Web. Voilà pour ma petite réflexion personnelle 🙂

  9. Ce seul graphe ne me semble pas suffisant pour en déduire qu’il faut se lancer tête baissée dans le développement d’applications mobiles. Il manque en effet un indice important : l’usage web qu’on fait de ces mêmes terminaux (tablettes et smartphones). Car, pour ma part, je n’utilise mon téléphone que pour un nombre limité d’applications web (actualités, réseaux sociaux, services en lignes) et n’y surfe que rarement. Je réserve ce type d’utilisation à ma tablette qui est par son format même beaucoup plus adapté à la consultation web. Et pour cela, le développement html classique me parait tout à fait suffisant pour proposer une navigation web ergonomique. Notamment grâce à l’essor prochain de html5, css3 et autres technologies open-sources, quitte à utiliser des solutions alternatives comme les web app…

  10. @Serge Roukine, en effet, les tablettes plaisent aux enfants, elles ont un côté assez régressif finalement, on dirait un jouet avec de gros boutons et une simplicité et une légèreté d’utilisation (ça rappelle aussi les télécrans des années 70′ !). C’est forcément l’avenir. Après pour de la prod, de la même façon que les agriculteurs ont des tracteurs, ceux qui bossent sur le web d’une manière ou d’une autre, pourront ne pas se satisfaire de cet outil en l’état actuel des performances.
    Et je partage l’avis de Valentin ci-dessus, le côté chiant des applis c’est la multiplication des langages et la non compatibilité entre OS, en cela elles initient un sérieux retour en arrière comparé à l’ouverture et l’interopérabilité du web, peut-être que l’avenir s’infléchira avec html5, css et JS…

  11. @valentin : soyons clair, pour l’instant nous n’avons que 2 véritables plateformes (iOS et Android). Je ne dis pas que ça ne peut pas changer mais voilà.
    @citron : oui c’est chiant de changer de « paradygme » en matière de développement soft, et vous trouverez toujours du boulot pour coder en Fortran et en Cobol. Maintenant, il faut aussi voir les choses en face et le succès grandissant des apps mobiles. Après chacun fait son choix.

  12. Pingback: Le graphique qui va vous convaincre de vous intéresser au mobile | QRiousCODE | Scoop.it

  13. Pingback: Le graphique qui va vous convaincre de vous intéresser au mobile | M-HEALTH By PHARMAGEEK - Mobile, Ipad and Apps.. | Scoop.it

  14. Je ne suis pas aussi manichéen que l’est l’article…. Avoir une tablette ou un téléphone qui accède à l’internet ne présage pas forcément de l’usage qui en est fait. Perso, j’ai les trois : ordi, iPhone, iPad … 80% de mes usages restent sur l’ordinateur. L’iPhone est un secours pour rester informé, l’iPad est un terminal léger qui n’offrent pas toute les fonctionnalités nécessaires à mon métier.
    Enfin et surtout, faire du business sur des écrans de 7 ou 10″ … je ne le sens pas encore. Les images format timbre poste, ça a des limites et sur ce plan (de même que la vidéo) le 23″ n’a pas rendu les armes.

Commenter

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.