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Le Kick off : les petits mensonges des marques

Apple « surestime » l’autonomie de ses iPhone, les constructeurs automobiles sous-estiment la consommation de leurs voitures. Le marketing est-il l’art du mensonge ?

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Hello Folks,
C’est le Kick off, avec cette question : pourquoi les marques nous mentent-elles sans arrêt ?
Vos avis sont les bienvenus 🙂

Posted by Presse-citron on Monday, May 6, 2019

Une nouvelle étude tendrait à démontrer qu’Apple tricherait « un peu » avec l’autonomie de son iPhone, qui dans la réalité serait bien inférieure aux chiffres annoncés. Pas besoin d’étude, puisque tous les possesseurs d’iPhone l’ont probablement constaté depuis les premières versions : on est très loin des autonomies promises. Et c’est de pire en pire, alors qu’Apple vante à chaque nouveau modèle « la meilleure batterie jamais vue sur un iPhone » et une autonomie toujours meilleure. Le dernier iPhone X (et probablement ses dérivés) en est un bon exemple. Cela étant, Apple n’est pas le seul à se montrer un peu trop optimiste, tous les constructeurs de smartphones s’arrangeant avec la vérité, à coups de chiffres et autres benchmarks. Mais le rapport en question montre que la firme de Cupertino est celle qui enjolive le plus les performances de ses batteries.

Il est un autre domaine où l’on bullshite beaucoup, c’est celui de l’automobile. Tous les constructeurs sans exception racontent des balivernes sur la consommation de leurs modèles. On sait en gros que si on vous annonce une consommation de 5 litres au 100 km, vous descendrez difficilement en-deça de 7 ou 8 litres, sauf à rouler exactement dans les conditions des tests qui définissent les normes. Idem, voire pire pour les voitures électriques. Si on vous annonce 400 km d’autonomie, tablez plutôt sur 250 à 300 km. Etc.

Des normes dépassées… qui arrangent les constructeurs

Alors, les marques nous mènent en bateau, c’est un fait, mais sont-elles les seules responsables ? Pas sûr. Pour en avoir le cœur net, il faut plutôt regarder du côté des normes, justement, car c’est là que se situe souvent le problème. C’est criant justement dans le domaine automobile, où la norme NEDC, qui définit les consommations d’essence ou de batteries, a été mise en place dans les années 70, et mise à jour en… 1997. Les conditions de tests qui définissent les consommations (essentiellement pour les moteurs thermiques) sont tellement décalées de la réalité que cela en serait presque comique. Tout d’abord, tout est réalisé en laboratoire avec des critères d’un autre monde (et d’un autre temps). Pour définir la consommation en accélération par exemple, la norme est calculée sur un départ arrêté de 0 à 50 km/h en 18 secondes. Pas besoin de vous faire un dessin, tout est à l’avenant. Les tests ne tiennent pas compte de la réalité de l’usage d’une voiture : pas de simulation de vent de face, de températures extrêmes, du nombre de personnes dans la voiture, du style de conduite, de l’activation ou pas de la climatisation ou du chauffage, des pentes, etc. Résultat, on arrive à des mesures totalement hors sol par rapport à la réalité. Idem pour le calcul de l’autonomie des voitures électriques : dans le meilleur des cas vous enlevez 20% par rapport aux chiffres indiqués, et dans le « pire », c’est à dire dans les conditions réelles dans lesquelles vous allez utiliser la voiture la plupart du temps (notamment en hiver par températures basses et vent de face), vous pouvez enlever jusqu’à… 50%. Par conséquent, si un constructeur vous annonce une autonomie de 400 kilomètres, comptez plutôt entre 200 et 300… Bien sûr vous pourrez parcourir ces 400 kilomètres d’une traite sans recharger, à condition de rouler entre 70 et 90 km/h, qu’il fasse plus de 20 degrés, qu’il n’y ait pas de montées, que vous soyez au maximum deux à bord, vitre fermées sans clim et sans radio, et bien sûr en mode Eco… Ça fait rêver, hein ?

Heureusement, tout n’est pas perdu, et lesdites normes ont enfin été revues, et vont devenir plus réalistes. La norme américaine EPA, réputée beaucoup plus « honnête », a inspiré la nouvelle norme WLTP, mondiale cette fois, qui est bien plus proche de la réalité, même si on n’y est pas encore totalement.

Pourquoi ces différences entre les normes et la réalité ? A l’heure des algorithmes et de l’intelligence artificielle, pourquoi personne n’arrive une bonne fois pour toutes à fournir les vrais chiffres, vérifiables et incontestables, alors qu’il suffit de se mettre au volant d’une voiture et de jeter un œil sur l’ordinateur de bord pour obtenir sa vraie consommation ? Est-ce une question de moyens (hum..), de pression des lobbies de marques automobiles, ou plus prosaïquement une méconnaissance du vrai usage d’une voiture par des fonctionnaires définissant des critères fantaisistes au derrière un bureau puis au fond d’un laboratoire ? Sommes-nous aussi fautifs, nous les consommateurs pour qu’on nous prenne ainsi pour des gogos à longueur de temps ? Les causes de cette distorsion restent assez mystérieuses, et je vous dis ce que j’en pense dans cette vidéo.

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