Le piratage rend (parfois) service aux ayants droit. Explications…

Selon David Guetta il n’y aurait pas autant de public à ses concerts si il n’y avait pas le piratage.

Il y a quelques mois, une étude réalisée par BitTorrent portant sur 2 500 personnes (parmi plus de 150 millions d’utilisateurs mensuels) avait révélé que ces dernières sont de grandes consommatrices de contenus payants, que ce soit dans l’industrie de la musique ou dans celle du cinéma, et qu’elles sont aussi « 8 fois plus susceptibles de posséder un compte sur un service de streaming payant » et « à 170 % plus susceptibles d’avoir payé pour un téléchargement de musique numérique au cours des six derniers mois ».

A une époque où le piratage (ainsi que la musique gratuite sur Spotify) est considéré par une partie de l’industrie comme un frein à la créativité, ces résultats sont on ne peut plus intéressants.

Cela étant, sachant que l’étude a été commandée par BitTorrent, qui propose un client peer-to-peer utilisé par des millions de personnes pour télécharger des films et de la musique gratuitement et illégalement, on peut légitimement émettre quelques réserves sur l’objectivité et l’impartialité de celle-ci.

En revanche, quand un artiste de renom affirme que c’est grâce aux téléchargements illégaux qu’il vend ses places de concert, là ça devient intéressant.

Et justement, dans une récente interview, le DJ français David Guetta a donné son point de vue, et il est pour le moins inattendu…

« Vous ne pouvez pas lutter contre le progrès, alors vous feriez mieux de l’embrasser »

Au micro de la BBC, il explique sa position qui est de donner accès à sa musique à un maximum de personnes. Et par ailleurs, il pense que sans le piratage, il ne parviendrait peut-être pas à vendre 20 000 places de concert, chaque jour, au Brésil.

« Je souhaiterais que chaque personne qui écoute ma musique m’envoie un petit chèque. Ça ferait de moi une personne très riche. Mais en même temps, c’est impossible », ajoute-t-il aussi.

L’avis de David Guetta n’est certainement pas partagé par tous les ayants droit, mais ce qui est sûr, c’est que les ventes de disques physiques et les téléchargements payants, c’est un peu has-been. Reste le streaming, mais comme vous le savez déjà, le modèle n’en est encore qu’à ses débuts.

(Source)

Image :By Eva Rinaldi from Sydney Australia (David GuettaUploaded by russavia) [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons


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