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Le prochain critère écologique des voitures ne concerne pas leur moteur

La future norme Euro7 s’attaque à un fléau d’une tout autre nature (mais aussi important).

Qui a dit qu’une voiture ne polluait qu’à travers les émissions de son moteur ? Ces dernières décennies, est d’autant plus aujourd’hui, les pots d’échappements ont été les seuls pointés du doigt. Un raisonnement trompeur, alors que les particules émisent par les freins des voitures sont tout aussi nocives. La future norme Euro 7 devrait changer la donne, d’ici 2025.

Ce sera en effet la prochaine grande contrainte que devront respecter les constructeurs pour pouvoir homologuer leurs modèles en Europe. “Aujourd’hui, le système de freinage sur un véhicule neuf émet cinq à six fois plus de particules que le pot d’échappement. À peu près la moitié se retrouve en suspension dans l’air, et l’autre va tomber sur la route”, expliquait le président de Tallano Technologie, une startup française spécialisée dans l’aspiration des particules résiduelles du freinage, dans un reportage de TF1.

En parallèle aux émissions des pneus, les freins à disque et les plaquettes sont très nocifs pour l’environnement mais ne figuraient pas comme une urgence. Ils n’ont jamais été pris en compte dans la norme Euro 6, ni les anciennes. Heureusement, la voiture électrique a radicalement changé l’approche du freinage automobile. Grâce au système regénératif, l’usage des freins est fortement réduit et les émissions aussi.

Selon l’Agence de la transition écologique (Ademe), les particules émisent par les voitures électriques proviendraient à 3% des plaquettes de frein, contre 25% pour les équivalents thermiques.

L’industrie se prépare, y compris en France

Si la norme Euro 7 fera son entrée en vigueur en 2025, alors cela pourrait profiter aux entreprises spécialisées dans la captation des particules résiduelles des freinages déjà en activité. En France, c’est le cas de Tallano, cité plus haut dans l’article. Son système promet de réduire de 98% les émissions dans l’air et il ne coûte que 350 euros hors-taxes. Plusieurs constructeurs l’ont déjà approché. En pratique, le système demande une maintenance tous les 2 ans ou 30 000 kilomètres.

Chez Bosh, l’équipementier allemand, la stratégie est différente. L’entreprise cherche à produire des disques de frein différents, capables de réduire l’émission de particules fines grâce à un revêtement spécial. Il s’agirait de carbure de tungstène, et permettrait “non seulement de réduire la poussière de freins, mais aussi d’accroître la sécurité lorsque plusieurs freinages se succèdent”, disait la marque, relayée par l’Automobile Magazine. La réduction des émissions serait de 90%.

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4 commentaires
4 commentaires
  1. Il serait bien temps d’y penser : usure des freins, usure des pneus. Ou vont les particules ? Dans la nature !! Combien de milliards de tonnes de ces poisons polluent la planète depuis les débuts de l’automobile à Aujourd’hui

    1. Ils ne doivent pas rouler souvent en montagne pour faire leurs essais de voitures électriques…
      Le système de régénération ne suffit absolument pas à freiner une Tesla de plus de deux tonnes en descente, et encore pire, lorsque les freins sont actionnés la régénération baisse…
      La seule solution pour gérer ce problème : le régime… Qu’on arrête de nous faire croire qu’on est écologique avec une voiture qui fait la taille et le poids d’une camionnette de chantier.

  2. pffff encore un prétexte de merde pour faire cracher du fric aux gens.

    C’est lamentable. La voiture est obligatoire pour une partie des français, par contre le prix d’un vehicule neuf equivalent en terme de taille, polyvalence etc n’est pas accessible et ne parlons meme pas du manque de bornes.
    Le marché de l’occasion ? en plus d’etre très cher, ca donne pas du tout confiance.

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