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Le prochain vol de Starship est crucial pour SpaceX et la NASA

SpaceX devrait faire voler Starship dans sa configuration finale pour la première fois en février. Une mission déjà cruciale.

Depuis plus de deux ans, Elon Musk se contredit sur le calendrier à suivre pour son vaisseau spatial Starship. Bloqué au sol par une enquête de la FAA, l’appareil devrait s’envoler pour la première fois en 18 mois dans les prochaines semaines.

Cette fois, pas question de stagner à 10 kilomètres d’altitude comme lors des vols tests de 2020. SpaceX veut amener Starship dans l’espace et atteindre l’orbite. Pour pousser ce vaisseau de 1200 tonnes, l’entreprise utilise un premier étage « Super Heavy » composé de 33 moteurs.

Avec une telle puissance, Starship devrait facilement sortir de l’attraction terrestre. Elon Musk espère qu’il permettra à sa société de se rendre un jour sur Mars. Mais avant de prendre la direction de la planète rouge, il a déjà un calendrier très chargé.

Un calendrier très chargé

Dès ce 20 janvier, un tir statique devrait avoir lieu pour tester le bon fonctionnement des moteurs. En février, le premier vol orbital du vaisseau devrait confirmer l’alliage entre les deux étages de la fusée. Cette mission, cruciale pour l’avenir de SpaceX, sera suivie avec attention du côté de Houston.

Au centre de contrôle de la NASA, les cadres de l’agence spatiale américaine s’impatientent. Tous veulent voir l’appareil de SpaceX fendre les airs. Elle a déboursé plus de 5 milliards de dollars pour financer la création d’un tel engin, un échec de SpaceX serait un vrai coup d’arrêt pour les deux entités.

Starship : objectif Lune

La NASA a également sélectionné Starship comme système d’atterrisseur pour les missions Artemis 3 et 4 qui doivent avoir lieu en 2025 et 2026. Si le vol de février est un échec, c’est tout le calendrier du programme lunaire américain qui devra être revu.

Alors que la Chine fait pression, elle qui compte se rendre sur notre satellite en 2030, la NASA ne veut pas se faire doubler dans la dernière ligne droite par son rival asiatique. Comme durant la première course à l’espace, il est ici question du prestige et de la grandeur de tout un pays.

Le vol de février est donc crucial pour SpaceX, la NASA et l’Amérique tout entière. En cas de réussite, le modèle Super Heavy et Starship commencera une nouvelle page dans l’histoire du spatial. Avec 33 moteurs à sa base, le booster 7 « Super Heavy » et l’un des premiers étages les plus puissants au monde.

La fusée la plus puissante du monde

Il a, en plus, la particularité de fonctionner avec un mélange d’oxygène liquide et de méthane. Ce dernier remplace l’hydrogène habituellement utilisé comme ergol.

Sur le papier, il offre de meilleures capacités de rendement. Ce carburant permet théoriquement d’atteindre les 72 000 kN de poussée. À titre de comparaison, la fusée SLS de la NASA, qui a pris la direction de la Lune avec la mission Artemis 1, dépasse à peine les 30 000 kN. 

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2 commentaires
2 commentaires
  1. ” Ce dernier remplace l’hydrogène habituellement utilisé comme ergol dans les vols de SpaceX.”
    Non SpaceX utilise du kérosène (RP-1) et du LOX dans la F9.

    C’est le SLS de la NASA qui utilise du LH2 et du LOX

Les commentaires sont fermés.