Elon Musk vient d’annoncer la mise en production prochaine du Tesla Semi, le colosse électrique de classe 8. Celle-ci devrait débuter dès l’an prochain, et à grande échelle s’il vous plaît. Le camion est seulement produit pour le moment au compte-gouttes dans la Gigafactory du Nevada de Tesla. Pour rappel, le Semi était initialement prévu pour une sortie en 2019 ; un retard qui n’a rien de franchement inhabituel pour le constructeur américain. Le Cybertruck en avait fait les frais, tout comme le Robotaxi, qui porte désormais un nom : le Cybercab.
Un géant routier à l’assaut du marché international
Le Tesla Semi, longtemps considéré comme un projet irréaliste, gagne doucement en crédibilité. Des tests récents menés par DHL confirment les performances annoncées par Tesla, notamment une autonomie de 500 miles (environ 800 km). Ces résultats arrivent à point nommé, alors même que le constructeur s’apprête à lancer la production de masse.
Le Semi bénéficiera bientôt d’une nouvelle usine dédiée spécialement à sa fabrication. L’objectif est très ambitieux et apparaît un peu optimiste : atteindre une cadence de 50 000 unités par an d’ici 2025. Musk l’a indiqué hier sur X : « Le Semi sera disponible dans le monde entier » (voir ci-dessous).
Tesla Semi will be available worldwide https://t.co/qo9504baST
— Elon Musk (@elonmusk) October 15, 2024
Un défi technique et logistique à l’échelle planétaire
Si le Semi a déjà fait une apparition remarquée en Europe lors du salon IAA, sa production sur le Vieux Continent reste à confirmer. La Gigafactory de Berlin pourrait accueillir les lignes d’assemblage, mais rien n’est encore acté au moment de la rédaction de cet article. Le véhicule présenté en Europe arborait déjà quelques modifications pour se conformer aux réglementations locales.
Dan Priestley, à la tête du programme, semble avoir trouvé la bonne formule. Contrairement à d’autres projets, Tesla ne met pas l’accent sur la conduite autonome pour son Semi, mais plutôt sur l’efficacité et la fiabilité.
L’expansion mondiale du Tesla Semi représentera un défi de taille pour l’entreprise. Le constructeur devra adapter sa production et sa distribution à différents marchés, tout en maintenant ses performances qu’il a tant vantées. Toutefois, le véhicule, malgré une fiche technique assez impressionnante (consommation de 2,7 kWh/km, un 0 à 100 km/h en 20 secondes, etc.), n’avait pas convaincu certains routiers professionnels.
Un certain Tomasz Orynski s’était exprimé auprès d’Automobile Propre en listant tous les défauts du Semi : cabine peu ergonomique et peu spacieuse qui a tendance à surchauffer, pare-brise incliné peu adapté, gros angles morts, etc. « C’est un véhicule complètement stupide » avait-il conclu. Pour un véhicule qui était censé révolutionner l’industrie du transport toute entière, ce n’est pas franchement engageant. Gageons que Tesla a déjà optimisé son Semi pour que celui-ci parvienne vraiment à conquérir la planète. Pendant ce temps-là, des constructeurs comme Volvo et Renault font déjà rouler leurs camions électriques depuis plusieurs années sur toute la planète.
- Le Tesla Semi devrait entrer en production de masse l’an prochain, avec l’objectif d’en produire 50 000 unités par an d’ici 2025.
- Malgré des retards et des critiques sur son ergonomie, Tesla prévoit de le construire aussi en Europe, dans la Gigafactory de Berlin.
- Bien que d’autres constructeurs comme Volvo et Renault aient déjà des camions électriques en circulation, le Tesla Semi vise à se démarquer par son efficacité et sa fiabilité.
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