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Le trolling de Donald Trump sur Twitter serait une stratégie de diversion selon une étude

Cette vaste recherche permet de valider l’intuition de nombreux observateurs.

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Donald Trump Twitter
© Pixabay / GDJ

Depuis quelques années maintenant, les tweets de Donald Trump sont au cœur de l’attention. Qu’ils indignent, choquent, ou suscitent au contraire l’hilarité, ces derniers font en tout cas toujours rebondir ses adversaires et ses partisans. Très présents sur le réseau social, les journalistes font aussi leurs choux gras de ses débordements réguliers.

Beaucoup estiment d’ailleurs qu’ils ne sont pas le fruit du hasard et correspondent bien à une stratégie de communication. L’idée est de détourner l’attention du public à chaque fois qu’un sujet menace le président. Certains ont par exemple noté que Donald Trump avait tweeté au sujet d’un supposé « OBAMAGATE ! » alors que le covid-19 faisait des ravages et remettait en question son bilan économique.

Une vieille ficelle de la communication politique adaptée à Twitter

Pour en avoir le cœur net, des chercheurs australiens et britanniques ont décidé de tester cette hypothèse. Ils se sont ainsi concentrés sur les contenus du New York Times et de la chaîne ABC qu’ils ont croisé avec 5000 tweets du président américain. Le focus a été mis sur l’enquête du procureur spécial Robert Mueller au sujet de la collusion potentielle entre la campagne de Donald Trump et la Russie.

Le constat est clair, après chaque titre d’un de ces deux médias consacré à l’investigation, Donald Trump mentionnait alors beaucoup plus ses thèmes de prédilection que sont la Chine ou l’immigration. Le président a donc tenté d’imposer son propre agenda pour mettre sous le tapis des actualités dérangeantes. On est donc assez loin de l’idée d’un président qui tweete à tort et à travers, mais plutôt dans de la communication politique assez classique adaptée à la nouvelle donne des réseaux sociaux.

Cette stratégie de diversion n’est d’ailleurs pas nouvelle comme le soulignent les auteurs, elle aurait même été utilisée par Bill Clinton du temps de l’affaire Monica Lewinsky. Pour la suite, Donald Trump devra en tout cas faire preuve d’un peu plus de prudence s’il veut continuer à publier sur le réseau social. Twitter a en effet indiqué qu’il ne bénéficierait plus du traitement de faveur des chefs d’état quand à la modération de ses contenus.

Twitter
Par : Twitter, Inc.
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