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L’entrée en bourse d’Uber coûte cher, la société accuse une perte gigantesque

Uber indique une perte de 5 milliards de dollars dans ses résultats du second semestre 2019. Les réservations VTC sont en croissance, mais UberEats et la concurrence du secteur de la mobilité l’oblige à beaucoup investir.

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© Uber

C’était le prix à payer pour entrer en bourse. Uber, qui cote à Wall Street depuis le 10 mai 2019, vient de faire à nouveau plonger ses pertes. Jusqu’à 5 milliards ce trimestre, d’avril à juin, en grande partie dues aux rémunérations en action distribuées aux employés à l’occasion de l’arrivée d’Uber en bourse. Cependant, sa croissance n’est pas aussi élevée qu’attendue, et la tendance qu’Uber entreprenait depuis 2017 vient de se renverser.

Cette année-là, la société de VTC perdait 4 milliards de dollars sur un an, contre 1,8 milliard en 2018. Depuis la publication de ces chiffres, le titre boursier a chuté, perdant jusqu’à 12 % dans les échanges électroniques suivant la clôture. Finalement, Wall Street devrait rouvrir et le cours de l’action Uber devrait se trouver 6 % en dessous de sa côte d’hier.

Continuer à investir massivement pour Uber

La nouvelle était par ailleurs annoncée. Une entrée en bourse coûte énormément d’argent, et l’on sait aussi que la firme de San Francisco continue à investir massivement dans ses différents secteurs.

« Même si nous continuons à investir massivement dans notre croissance, nous souhaitons aussi que ce soit une croissance de qualité et ce trimestre, nous avons fait des progrès en ce sens », a justifié le directeur financier Nelson Chai dans un communiqué.

Uber se trouve dans l’un des secteurs des plus mouvementés, concurrentiels et surtout incertain : le monde de la mobilité étant en pleine transition, la plateforme se doit d’investir massivement. Ses dépenses ont plus que doublé sur un an à 8,65 milliards de dollars.

Toutefois, quelques heures avant la publication de ses résultats trimestriels, Uber profitait d’une confiance majorée des investisseurs grâce à un « environnement concurrentiel sur la plateforme de réservation de voitures continue à se stabiliser, à s’améliorer », expliquait lors d’une conférence téléphonique le PDG d’Uber Dara Khosrowshahi. Un rebond de 8 %, à 42,97 dollars, notamment grâce aux résultats de Lyft, annonçant quant à elle une hausse de 72 % de son chiffre d’affaires au second semestre.

En réalité, 1,3 milliards de dollars de perte à surveiller

En mettant de côté les dépenses liées à son entrée en bourse, Uber aurait en réalité 1,3 milliards de dollars de perte qui auraient fait peur aux investisseurs. Outre ses investissements, la société a eu des difficultés au niveau de son service de livraison de repas. Les chiffres étaient loin des attentes, en engrangeant « seulement » 3,39 milliards de dollars de commandes.

Le résultat est que l’activité de diversification de l’entreprise a limité la croissance du groupe, en hausse de 14 % au second trimestre. En chiffres, les spécialistes s’attendaient à une hausse de 3,36 milliards de dollars, là où Uber a annoncé 3,17 milliards de dollars.

Uber reste de loin le leader mondial du secteur

Avec ses 75 millions de passagers revendiqués et ses 3 millions de chauffeurs, ses 10 milliards de courses effectuées dans plus de 700 villes situées dans quelque 65 pays, Uber a encore de l’espace et devra dans tous les cas poursuivre ses investissements. Dans son viseur, les dépenses se poursuivront dans la R&D de la voiture autonome, ainsi que dans les vélos et trottinettes électriques.

Le secteur de la mobilité n’en a pas fini d’évoluer, en pleine transition et révolution.

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