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« Les raffineurs sont des profiteurs » : Michel-Édouard Leclerc pousse un coup de gueule sur le prix du carburant en France

Le dirigeant n’a pas mâché ses mots à l’occasion d’une interview.

« Je ne pensais pas que ça irait si vite. » Le constat de Michel-Édouard Leclerc tombe alors que les prix à la pompe se rapprochent inexorablement des 2,50 euros le litre. Sur le plateau de BFMTV/RMC ce mardi, le président du comité stratégique de E.Leclerc dénonce une « flambée artificielle » qui « dure », et désigne clairement les raffineurs comme « les profiteurs » de cet épisode.

« Ils gagnent plus aujourd’hui que le prix du pétrole en raffinant le pétrole », lance le grand patron, évoquant, des marges pouvant grimper jusqu’à « 100 dollars par baril » sur le raffinage. Le dirigeant s’agace par ailleurs de voir les distributeurs convoqués à Bercy, alors qu’eux ne toucheraient qu’un centime de marge par litre écoulé.

Pour enrayer la hausse, il défend une suspension de trois mois d’environ 20 centimes par litre liée aux certificats d’économies d’énergie. Contrairement à Jean-Luc Mélenchon, il ne croit pas au plafonnement des prix et lui préfère un retour à une « fiscalité flottante à la Jospin ». Il souhaite en outre que les dispositifs d’aide touchent davantage de secteurs frappés par la crise : « On a fait du sur-mesure, mais il faudra des mesures collectives si ça dure trop longtemps. »

Michel-Édouard Leclerc soutient les classes moyennes

Pour rappel, Michel-Édouard Leclerc avait déjà insisté, lors d’un précédent entretien, sur le décalage entre les conseillers des gouvernants et la réalité vécue par les classes moyennes.

Toujours selon lui, les Français sont lassés des multiples réformes macroéconomiques avec des efforts qui pèsent sur les plus modestes :

Quand vous avez 2 050 € de salaire médian en France […] et qu’on vous dit “il faut serrer la ceinture”, “vous n’aurez peut-être pas vos retraites et qu’en plus de ça on vous dit “l’IA va venir et va menacer votre emploi”, c’est inaudible.

Il ne faut justement pas faire reporter la faute sur ces derniers, d’après l’entrepreneur : « Les gens qui gagnent 2 050 balles par mois, ils ne sont pas responsables de la dérive des comptes publics. »

Enfin, Michel-Édouard Leclerc a abordé les problématiques essentielles à ses yeux pour la prochaine campagne électorale : « Aujourd’hui, il y a une demande des Français sur le pouvoir d’achat, la sécurité de l’emploi, et on ne cherche pas simplement des paroles réconfortantes ; on a envie que quelqu’un leur dise “Je prends le sujet et on va y travailler.” » Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.

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