Les smartphones vont-ils tous nous rendre fous ?

« J’ai décidé de rendre mon appareil le soir où, lors d’un dîner en tête-à-tête avec ma femme durant les vacances, je me suis rendu compte que je n’arrivais pas à résister à l’envie de vérifier l’arrivée de messages sur mon Blackberry », confie un dirigeant d’entreprise. Aux États-Unis, l’appareil a été affublé du surnom

« J’ai décidé de rendre mon appareil le soir où, lors d’un dîner en tête-à-tête avec ma femme durant les vacances, je me suis rendu compte que je n’arrivais pas à résister à l’envie de vérifier l’arrivée de messages sur mon Blackberry », confie un dirigeant d’entreprise. Aux États-Unis, l’appareil a été affublé du surnom de « Crackberry », en référence à cette drogue à base de cocaïne rendant rapidement dépendant. « C’est son côté pervers, indique Jérôme Tougne. Les personnes anxieuses sont les plus sensibles à ce phénomène car elles ont constamment besoin de réassurance. » Pour ces cadres, le fait de savoir qu’ils sont constamment connectés avec leur travail fait augmenter leur angoisse de rater quelque chose. « Comme il n’y a plus l’excuse de ne plus être joignable, il existe même un sentiment de culpabilité de ne pas être disponible à certains moments, tel le week-end », poursuit le psychologue. La vitesse fait également perdre la notion de hiérarchisation des informations. « L’utilisateur n’arrive plus à évaluer la notion d’importance des messages reçus, observe Jérôme Tougne. Il les traite comme si chacun avait besoin d’une réponse immédiate. Au final, c’est l’utilisateur qui se met lui-même la pression. » « Et un cadre stressé est hyperréactif, ce qui est contre-productif, renchérit Jean-Louis Muller. Mieux vaut aujourd’hui un cadre proréactif. »

Stratégies – 12/07/2007

Bien sûr, le Blackberry n’est pas seul en cause. Tous les smartphones peuvent produire le même effet car ils cumulent trois fonctions terriblement addictives : ce sont des jouets pour adultes, des gadgets, et des objets communiquants.
On est mal barrés, je vous le dis.
Moi le premier, mais ça vous le saviez.


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16 commentaires

  1. je sais egalement que je suis adict c est pour cela que je ne veux pas rentrer dans cette technologie au bureau / maison ça suffit ……….. cependant je fais des efforts … pour ne pas rentrer la dedans

  2. J’ai un pc portable, Internet, et un téléphone portable… Ca me suffit. Multiplier les gadgets haute technologie pour être tout le temps joignable ? Hors de question. C’est un peu comme multiplier les comptes sur les réseaux sociaux : on s’y perd… Dans tous les sens du terme.
    Vivre sa vie sur PDA, c’est aussi triste que de la vivre sur Second Life.

    Voilà pourquoi je n’en achèterais pas, même si je trouve ça pratique et plutôt joli ; Mon téléphone portable me suffit, et puis il fait même photo ! (Exclamation de la foule)
    😀

  3. C’est dur de faire la part des choses, lorsque votre femme vous largue a cause de ça en général les choses changes, juste après, toujours trop tard.

  4. Je pense que mon frère fait partie de ces addict et même si je ne suis que sa soeur, son blackberry m’a personnellement beaucoup dérangée pendant un week-end où il était chez moi… Je n’imagine même pas ce que ca peut être avec sa copine…

    Ca m’a donné envie d’écrire un petit billet sur le sujet… Ai-je la permission de mettre un petit lien vers le presse-citron ?

  5. Sab: fait attention, ne met pas de lien vers Presse-Citron, Eric déteste qu’on fasse des liens vers son blog.

    A part ça je n’ai pas de Blackberry, je suis déjà complètement accro à mon lecteur de flux RSS, c’est déjà trop.

  6. Très drôle cet extrait. Il y a des gens qui affectionnent les justificatifs, et sont prêt à tout pour se justifier, et pas seulement pour ce qui concerne leur PDA : "il n’y a plus l’excuse de ne plus être joignable". Ce qui est grave c’est quand on fait croire que la justification est en réalité une pathologie. la science les approuvent, ils ont atteint leur objectifs. Il y a un moment pour chaque chose. Tout est une question de volonté.

  7. Perso je n’ai pas activé le push sur mon smartphone.
    J’ai mes mails au bureau et un accès à ma boite pro à la maison point.
    Si je suis ni au bureau ni à la maison c’est que je n’ai pas à lire mes mails.

    En revanche depuis que gMail est sorti en version mobile j’avoue allez y faire un tour quand je me fait ch***, mais il n’y a pas de mal à ça 😉

    Ce que j’ai remarqué c’est qu’effectivement les salariés de + de 40 ans de ma société ne savent pas mettre leurs mails de côté pour ne traiter que les urgents.
    En ce qui me concerne je remet les mails non-urgent en "non-lus" après avoir pris connaissance du contenu et je erviens dessus quand j’ai 5 minutes.
    Le problème c’est que souvent les utilisateur assimile plus le mail à du chat qu’à du courrier et il ne comprennent pas qu’on ne réponde pas dans les 5min… Faut les éduquer… Mes correspondant ne s’inquiète qu’à partir de 72h sans réponse 😉

  8. @hapax :
    "Le problème c’est que souvent les utilisateur assimile plus le mail à du chat qu’à du courrier et il ne comprennent pas qu’on ne réponde pas dans les 5min… Faut les éduquer…"
    Comme tu as raison, et je suis le premier à tomber dans ce travers, je crois que je suis mûr pour une bonne rééducation !

  9. Je me suis retrouvé hier en déplacement à Paris, sans carte 3G, j’avais l’impression d’être nu comme un vers !!!
    Les emails arrivaient sur mon BlackBerry mais beaucoup de pièces jointes plus confortables à regarder sur un écran d’ordinateur.

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