Au départ de Gare du Nord, à Paris, les trains Thalys ne seront plus. Mais pas de panique, leurs liaisons pour la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne ne bougeront pas. D’ici à l’automne prochain, les TGV seront tout simplement renommés pour répondre au nouveau plan stratégique de la société, qui vient de fusionner avec Eurostar.
De cette fusion, Eurostar prendra le dessus. Effectivement, les trains Thalys seront renommés Eurostar et il ne faudra pas croire que ces derniers vous amèneront outre-Manche. Même si la société Eurostar née en 1994 est devenue l’acteur ferroviaire historique pour relier Londres, ce dernier travaille aujourd’hui de pair avec Thalys et son nom sera fièrement affiché sur les trains en partance pour Bruxelles, Amsterdam et Cologne.
“Nous avons besoin d’une marque unique, forte pour nos clients, qui soit le symbole du réseau européen que nous voulons mettre en place”, commentait Gwendoline Cazenave, la directrice générale d’Eurostar Group. Le site Thalys est toujours en ligne, pour réserver ses billets, se renseigner sur les horaires et vérifier l’état du trafic, mais il devrait lui aussi passer sous la bannière Eurostar cette année, le temps que le nouveau nom se soit fait adopter.
Aussi surprenant soit-il, Thalys est plus vieux qu’Eurostar. Ses trains ont commencé à circuler en 1995 mais comme le rappelait la nouvelle directrice générale d’Eurostar Group, sa marque est moins populaire. Depuis son lancement, Eurostar a transporté plus de 200 millions de passagers. Chaque année, ils sont un peu plus de 10 millions à emprunter ses trains de 400 mètres de long à la capacité maximale de 900 places.
30 millions des 250 millions de voyageurs européens
Eurostar en France est bien connu pour relier Paris à Londres mais ce n’est pas la seule gare disponible. Depuis Londres, il est aussi possible de relier 12 autres destinations y compris en Belgique et aux Pays-Bas. La fusion avec Thalys prévoit de doubler le nombre de passagers au sein du nouveau groupe, et ce sans changer quelque chose au niveau des capacités des trains, informait Gwendoline Cazenave à Bruxelles lors d’un point avec la presse. L’objectif est d’atteindre 30 millions de passagers par an d’ici 2030.
“Aujourd’hui, si on regarde les quatre grandes villes dans lesquelles on opère majoritairement, sans compter les voyages en voiture, il y a environ 250 millions de voyages par an vers l’Europe en train et en avion au départ d’Amsterdam, Londres, Paris et Bruxelles. Sur ces 250 millions, on veut en faire voyager 30 millions”, expliquait-elle, relayée par le journal belge Le Soir.
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