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Les travailleurs du numérique sont au bord du burn-out : que se passe-t-il ?

Une étude s’est récemment penchée sur le sujet.

Les travailleurs du secteur informatique n’ont pas le moral, loin de là. C’est en tout cas ce que l’on peut retenir d’une étude commandée par la société GoTo. Pour y voir plus clair, OnePoll a interrogé 1 000 décideurs informatiques basés aux États-Unis, 250 décideurs informatiques basés au Royaume-Uni et 250 décideurs informatiques basés en Inde.

Un quotidien compliqué

Il ressort notamment de cette enquête que 58 % des professionnels de l’informatique disent se sentir dépassés par leur charge de travail journalière. Ce qui peut parfois dégénérer sur une forme d’épuisement professionnel. Dans le détail, 78 % des travailleurs indiens sont concernés, 60 % des Britanniques, et 53 % des Américains.

De même, si 85 % des demandes reçues peuvent recevoir une solution, la moitié des problèmes constatés sont difficiles à résoudre, tandis que 29 % des tickets incidents sont difficiles à prendre en charge.

Petit coin de ciel bleu dans ce marasme, 92 % des sondés voient l’utilisation de l’IA comme bénéfique à leur travail, 94 % sont prêts à lui déléguer des tâches simples, et 73 % sont disposés à lui donner des missions plus complexes.

Citée dans un communiqué partagé par le site Studyfinds, Lagunova, Chief Product and Technology Officer chez GoTo, commente :

Bien que beaucoup se sentent dépassés, nous sommes ravis de voir que les décideurs informatiques considèrent l’IA comme un outil bénéfique qu’ils peuvent utiliser pour faciliter la gestion de l’informatique. Beaucoup de gens voient l’IA comme une entité effrayante, capable de prendre leur travail. Mais ce que ces données nous disent, c’est qu’il y a beaucoup de gens dans cette industrie à travers le monde qui la voient comme un moyen de faciliter leur propre charge de travail.

La déprime des travailleurs de la cybersécurité

Les résultats de cette étude ne sont clairement pas surprenants. Nous vous parlions ainsi en 2022 du spleen des travailleurs de la cybersécurité. Un sondage de la société Mimecast nous apprenait alors que 56 % des répondants ressentaient des niveaux de stress de plus en plus importants d’année en en année. D’ailleurs, 54 % des sondés disaient que leur santé mentale a pris un coup avec l’évolution permanente des menaces.

Enfin, et c’est fort regrettable, un salarié sur trois déclarait s’absenter régulièrement de son travail en raison d’un épuisement professionnel, et une proportion similaire des personnes interrogées envisageaient de quitter leur emploi prochainement. On vous invite à relire notre article qui revient plus en détail sur ce sujet ici.

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Par : Gouvernement français
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3 commentaires
3 commentaires
  1. et bien qu’ils aillent a l’usine!
    un rythme et des horaires de fou, 40h semaine plus 7 heures sup le samedi “pas imposée”, mais si tu les fait pas tu es très mal vu et on te pousse vers la sortie, les RTT et les vacances imposées par la direction, aucune possibilité de s’exprimer, ni aucune souplesse.
    matériel usagé, ou pas entretenu, voir obsolète.
    absence total de formation, sécurité qui laisse a désiré, et réduite au minimum légal…
    bâtiment surchauffé par le soleil en été, pas chauffer en hiver et en courant d’air… fuite dans la couverture…
    tout ça pour un SMIC et une prime de 2*8 minable !

    en effet je plain les informaticiens dans les bureau climatisé, avec café a volonté et leurs horaires de journée et leurs gros salaires…

    1. Oui mais sans aucune responsabilité et sans aucune fatigue intellectuelle, a 18h00 et pas une seconde de plus tu penses a autre chose. Si l’usine ne te plait pas il y a plein d’autres job mais dans caux là tu ne pourras pas critiquer sans cesse sans jamais assumer ce que tu raconte….

    2. Faudrait tout de même pas comparer l’incomparable. Le télétravail a aussi quelque chose de vampirique. “Gros salaire”, certes (alors pas pour tous, hein) pour 60 à 70h semaine, parfois des horaires inhumaines pour ceux qui sont dans les avant ventes, travail le dimanche le plus souvent et de plus en plus. La pression de la performance et productivité plus que jamais.

      Mais au final, il faut comprendre pourquoi : en réalité, il y a une telle fracture du numérique qui s’est créée pour beaucoup de société, qui essayent de suivre le wagon mais n’y parviennent pas car n’ont pas abordé le problème sur le bon angle. 80% des entreprises ont cru et croient encore que passer à l’ère du numérique se faisait avec les mêmes personnes/rôles, la même charge actuel, les mêmes moyens, la même organisation et par la technologie uniquement. Faux, archi faux, et du coup les gens triment comme pas possible derrière des organisations molles et insuffisantes, incompétentes.

      Je suis Directeur innovation.

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