Viser la Lune, ça ne lui fait pas peur. Donald Trump a signé un nouveau décret concernant le projet Artémis, et ce, quelques heures seulement après la nomination de Jared Isaacman à la tête de la NASA. Les objectifs avaient déjà été annoncés, mais sont désormais gravés dans le marbre : l’Homme retournera sur la Lune en 2028. L’Homme… ou l’Américain ? Le nom de ce décret est équivoque, « S’assurer de la supériorité spatiale des Etats-Unis ». Voici ce qu’il dit en préambule :
« Les États-Unis doivent poursuivre une politique spatiale qui étende la portée de la découverte humaine, garantisse les intérêts économiques et sécuritaires vitaux de la nation, stimule le développement commercial et jette les bases d’une nouvelle ère spatiale. »
Objectif Lune 2028, mais est-ce possible ?
Dans ce décret, Donald Trump réaffirme son soutien au projet Artemis, qui doit envoyer des hommes sur la Lune en 2028. Une tâche titanesque pour Isaacman qui doit présenter un plan d’action au président sous 90 jours. Le décret précise aussi que la présence humaine sur l’astre sélène devra être pensée sur la durée, avec l’établissement d’un avant-poste permanent d’ici 2030. Pourquoi ? Pour préparer la prochaine étape, à savoir Mars. Plus encore, des réacteurs nucléaires pourraient être placés en orbite lunaire. Autres informations cruciales de ce décret : Trump réaffirme la fin programmée du programme ISS, mais aussi sa collaboration avec le secteur privé. Sans les nommer, il parle ici des sociétés créées par les géants de la tech, telles que SpaceX ou BlueOrigin.
Un plan ambitieux, très ambitieux. Mais réalisable ? Tout est possible avec de la volonté, et surtout de l’argent… La NASA, pour 2025, dispose d’un budget de 25 milliards de dollars, qui pourrait donc augmenter à l’avenir. Il faut toutefois rester prudent. C’est loin d’être la première fois que les Etats-Unis promettent un retour sur la Lune. En 2021, Joe Biden avait par exemple promis d’y renvoyer des hommes dès 2026, cap qui n’a pas été tenu. En 2019, le programme Artemis a été mis en place par l’administration Trump, avec 2024 comme objectif. On peut remonter encore plus loin. En 2004, le président George W Bush avait lancé le programme Vision for Space Exploration. Le but était alors de coloniser la Lune pour 2020. Le programme avait finalement été abandonné en 2010. Ce ne sont ici que les programmes gouvernementaux, puisque certaines initiatives privées avaient aussi eu les yeux plus gros que le ventre. En 2016, Elon Musk avait annoncé une colonisation martienne pour 2025.
La date de 2028 n’est donc qu’une promesse. En parallèle, la Chine a elle aussi annoncé des missions lunaires pour 2030. De quoi pousser les Etats-Unis à tenir leur délai ?
- Donald Trump a annoncé son intention de renvoyer des hommes sur la Lune en 2028 dans le cadre du projet Artemis.
- Le décret précise la nécessité d’une présence humaine durable sur la Lune et d’un avant-poste permanent d’ici 2030.
- L’objectif reste ambitieux, avec des promesses passées non tenues, et une concurrence croissante de la Chine dans l’exploration spatiale.
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